Le 9 décembre, c’est la Journée internationale contre la corruption. Pour cette année, la Journée est célébrée sous le thème : « Unir le
monde contre la corruption ». Ce vendredi, à l’instar des autres nations du monde, le gouvernement guinéen à travers l’Agence nationale de la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG), a commémoré cet évènement dans plusieurs écoles des cinq communes de la capitale et   à l’intérieur du pays notamment : les collèges et lycées de Ratoma, Donka, Lambagny, Dambompa, le collège de l’île de
Kassa… Et, c’est par un point de presse organisé à la maison de la Presse sise à la Minière/ Dixinn, que les activités de cette
célébration ont été clôturée. Avec comme menus : Conférences-débats et sensibilisation sur la corruption et ses corollaires. L’objectif est de préparer ces jeunes apprenants à l’esprit de bonne gouvernance à fin d’avoir dans l’avenir une génération consciente des atouts d’une société bien gérée où la corruption n’a pas de place.
Sur l’Ile de Kassa, la délégation de l’ANLC-PBG, conduite par  son secrétaire exécutif, Amadou SaïKou Diallo, a été accueillie au collège
de ladite localité par le Directeur communal de l’Education de Klaoum, Ibrahima Yattara.
Pour son discours de bienvenue, le principal, Moussa 1 Keita, a remercié ses hôtes qui ont voulu penser à son école bien que loin de
Conakry. « Nous ne pouvons que féliciter et encourager les initiateurs de cette Journée réservée pour la sensibilisation en milieu scolaire sur la corruption. Avec un effectif total de 217 élèves dont 77 filles, cet enseignement sur la corruption permettra aux encadreurs et
élèves de savoir c’est quoi la corruption dans sa globalité et quelles sont ses conséquences dans la vie d’une nation. La corruption est un
mal qui restreint l’accès à l’éducation à tous les niveaux, du préscolaire à l’université. Elle génère des contextes d’apprentissage
de qualité médiocre, dont les pauvres sont les principales victimes, elle nuit à notre bien-être collectif. Elle sape les fondements d’une
éducation de qualité pour tous gage d’une société émergente. C’est pour dire que cette initiative d’échanger avec les élèves sur ce mal
social qui est la corruption est vraiment à encourager et à féliciter », a-t-il expliqué.
Poursuivant, M. Keita a souhaité pour la réussite dans les écoles, l’implication des autorités pour qu’il ait plus de motivation chez
certains élèves dont les parents ont démissionné.
De son côté, le directeur général de l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP) , Lamine Camara qui était dans la délégation de l’ANLC-PBG, a  signifié que la lutte contre la corruption en Guinée est devenue le faible lance du CNRD. «  Le Président de la transition
a déjà donné une grande importance aux Corps de contrôle que nous sommes. C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé personnellement d’accompagner l’ANLC-PBG pour venir animer cette conférence. La lutte
contre la corruption est un des fondamentaux qui va nous permettre d’avoir une gouvernance claire, la possibilité de pouvoir développer
notre pays » , a-t-il noté.
Très ravi de la mobilisation trouvée sur place, le Secrétaire exécutif de l’ANLC-PBG, Amadou SaïKou Diallo a rendu un vibrant hommage au
président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya.
Pour M. Diallo, toutes ces activités réalisées dans les écoles et autres se situent dans le cadre de la refondation de l’Etat prônée par
le Colonel Doumbouya. « Cette année, spécialement, nous avons pensé aux élèves, parce que nous savons la que corruption, si on veut l’éradiquer, il faut aller à la base, et la base ce sont les enfants, ce sont eux qui sont le futur et l’espoir du pays », a-t-il noté.
La lutte contre la corruption est une responsabilité collective de tous les Guinéens, a-t-il ajouté. « Nous le disons, nous le répétons
en longueur de journée. Et, je pense qu’il n’y a aucun doute avec l’avènement du CNRD, la volonté du président de la transition de
lutter contre la corruption et d’en faire un des piliers de la refondation de l’Etat n’est plus à démontrer.
Mais, cette volonté à elle seule ne suffit pas. D’où l’appel que nous faisons aujourd’hui en tant qu’institution en charge de la prévention,
de la détection, la sensibilisation sur les questions liées à la corruption afin qu’ensemble nous puissions mener ce combat qui est très noble à mener », a formulé M.Diallo.
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Ce qui différencie l’ANLC à la CRIEF…
Amadou Saikou Diallo, de soutenir que l’ANLC n’est pas de la répression comme la CRIEF qui est un tribunal. « L’ANLC est un corps
de contrôle à l’instar de l’inspection générale de l’Etat, de l’Autorité de régulation des marchés publics, de l’Inspection générale
des finances, de l’ORDEF, ».
Selon les responsables l’ANLC-PBG, dans les prochains jours, à travers le slogan, ‘’ Contre la corruption, Je m’engage’’, des campagnes de
vulgarisation de la Loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017, portant prévention de la corruption et des infractions assimilée seront organisées sur l’ensemble du territoire nationale.
Mouctar Kalan Diallo pour Billetdujour.com
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