COVID-19 : L’OMS CONTRE LA VACCINATION OBLIGATOIRE !

L’Organisation mondiale de la santé a signifié le début de la semaine son opposition à la vaccination obligatoire contre le coronavirus, sauf cas très particulier. 
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accueilli à bras ouverts l’arrivée des différents vaccins contre le coronavirus. Mais pour autant, elle n’est pas favorable à rendre la vaccination obligatoire, sauf dans des circonstances professionnelles spécifiques. Pour Michael Ryan, directeur des questions d’urgence sanitaire à l’OMS, il faut mieux expliquer les « avantages » des vaccins plutôt que les imposer sans aucune pédagogie. Même son de cloche du côté de Kate O’Brien, directrice du département immunisation et vaccins à l’OMS : « Je ne pense pas que l’obligation soit la voie à suivre », a-t-elle déclaré.
Cependant, selon Kate O’Brien, « il peut y avoir certaines situations, dans des pays dans lesquels il y a des circonstances professionnelles, pour lesquelles il serait nécessaire ou fortement recommandé de se faire vacciner », a-t-elle ajouté, prenant en exemple certains emplois dans le milieu hospitalier.
De son côté, le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé les pays qui prévoient « de déployer les vaccins dans les semaines et les mois à venir » à « vacciner en priorité ceux qui en ont le plus besoin » car le nombre de vaccins sera limité dans un premier temps. L’OMS recommande ainsi de vacciner d’abord les travailleurs de la santé à haut risque d’infection, et les personnes les plus exposées à des maladies graves ou à la mort en raison de leur âge.
A mesure que le nombre de doses disponibles augmentera, l’OMS recommande de vacciner également les personnes « présentant un risque plus élevé de maladie grave en raison de leurs antécédents médicaux et les groupes marginalisés à risque plus élevé », a détaillé le directeur général de l’OMS. Le grand public pourrait ensuite se faire vacciner à partir du printemps.
Pour éviter que les pays les plus riches n’achètent toutes quantité limitée, l’OMS a mis en place un mécanisme appelé ACT-Accelerator, qui doit permettre de distribuer équitablement les vaccins et autres traitements éventuels. Mais pour cela il faut 4,3 milliards de dollars immédiatement, selon l’OMS, qui déplore le manque de fonds reçus.
« À l’heure actuelle, il y a un trop grand écart entre le discours et la réalité… afin de permettre à l’accélérateur de la loi de produire des résultats », a indiqué Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Lepoint.fr

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