DUBRÉKA/CONFLIT DOMANIAL : DES RELIGIEUX CHRÉTIENS SE TRANSPORTENT AU TRIBUNAL ! 

L’on ne sent plus l’odeur de sainteté entre des religieux chrétiens du côté de la préfecture de Dubréka. C’est en tout cas, le moins qu’on puisse dire ou écrire. Et pour cause, deux camps se disputent de la paternité d’un domaine dans cette partie de la République de Guinée. L’un se dit propriétaire, (Pasteur Silence Léno), alors que l’autre se déclare également d’être acquéreur au compte d’une confession religieuse : (église évangélique de Guinée). 
Ainsi, ce mercredi, le collectif des avocats de l’un des camps, celui du Pasteur Silence Léno, présentement au Canada était devant la presse, à la maison de la presse à Kipé/Ratoma. « De la réplique du Pasteur Silence Léno aux sorties médiatiques de l’église protestante évangélique de Guinée, dans le conflit domanial qui les oppose », a été le thème de ladite rencontre.
Me Paul Yomba Kourouma du barreau de Guinée, défend le pasteur Silence Léno. A l’en croire, le camp d’en face n’a aucun document émanent d’une autorité, notamment de l’Habitat. « … mon client a tous les documents jusqu’au titre foncier. Mais cela n’en dissuade pas nos adversaires…. C’est une preuve de mauvaise foi, c’est même une forme de reniement d’un sacerdoce parce qu’un religieux lorsqu’il reconnait sa faute, il s’en repent, se confesse et il abandonne. Mais lorsqu’on agit comme un infidèle, je crois qu’on ternit même l’image de l’église », a-t-il indiqué.
Sur la même lancée, Me Joachim Gbilimou a de son côté laisser entendre que c’est un problème d’egos. « Parce qu’on a fait croire aux fidèles que les lieux leur appartiennent et donc qu’ils doivent vaille que vaille chercher à récupérer le domaine », a déclaré l’avocat du Pasteur Léno.
Selon lui, ledit litige n’allait pas partir jusqu’au niveau des cours et tribunaux. « Depuis 2018, le contentieux est pendant : en première instance, on a statué, en appel, les débats sont clos…  Ils ont même fait appel à l’Etat pour les appuyer, mais ça n’a peut marcher. A la cour suprême, là également, ça n’a pas prospéré. Et aujourd’hui, ils ont honte d’assumer que le terrain ne leur appartient pas », a fait remarquer l’homme de blouse noire.
Sumtup pour Billetdujour.com    
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