Samedi 27 janvier 2024, les principaux partis politiques qui animent la scène politique guinéenne ont tenu leurs assemblées générales. À l’image de l’Union des forces républicaines (UFR), de Sydia Touré. 
Là, les cadres du bureau national n’ont pas fait cadeau au régime militaire guinéen. « Si le président de la transition veut être célébré par les Guinéens. Il doit bien conduire la transition dans l’honneur et dans la dignité à la satisfaction du peuple de Guinée…. Mais qu’est-ce qu’on célèbre au fait, si ce n’est pas la misère et la médiocrité? Donc nous, nous demandons très humblement au président de la transition de mettre la balle à terre, de sortir de cette transition avec honneur et dignité pour le bonheur du peuple de Guinée », a déclaré Tidjane Conté.
Concernant le musèlement dont les acteurs de médias font face. Le cadre de l’UFR a laissé entendre ceci: « Si vous rendez la presse muette, c’est parce que vous voulez commettre des crimes d’État sans témoins. Quand l’État veut créér un crime sans témoins, il rend la presse muette, on coupe l’internet et on fait du sale boulot », a-t-il fait remarquer.
Du côté du siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), c’est la prise de parole de Cellou Baldé que notre reporter s’est intéressé.
Ce cadre de l’UFDG a fait savoir que le principe fondamental de la décentralisation, c’est la libre administration des collectivités. « On peut nommer des préfets, des sous-préfets. On peut nommer des gouverneurs de région. Mais on ne peut pas nommer des maires. On ne peut pas nommer les conseillers d’une collectivité locale. Pour les Forces vives de Guinée, c’est une bêtise de trop. Alors c’est un autre coup d’État. C’est la force qu’ils veulent utiliser pour enlever les élus, ceux-là que les populations ont choisi, pour qu’ils choisissent d’autres personnes qui obéissent à leurs ordres, comme ils l’ont fait au niveau des circonscriptions territoriales, les Gouvernorats, les préfectures », a déclaré Cellou Baldé de l’UFDG.
Quant à l’ancien parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple de Guinée-Arc-en-ciel, (RPG-AEC) c’est l’intervention de Lansana Komara que la rédaction a décrypté. Pour l’ancien ministre de l’Enseignement technique son parti s’opposerait à l’installation des délégations spéciales. « On met une délégation spéciale quand y a violation grave. Cette fois, on compte installer les délégations spéciales sur l’ensemble du territoire national. Pour nous, il y a des intentions inavouées derrière. C’est clair, on n’a même pas besoin de réfléchir. C’est pourquoi, nous invitons tout le monde à se donner la main pour que nous soyons débarrassés de la dictature », a conclu Lansana Komaro.
Tonhon pour Billetdujour.com