L’on se rappelle, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 avril 2025, l’opinion a été stupéfaite de constater sur des images devenues virales de la violence sur des filles que certains observateurs ont qualifié de travailleuses de sexe. L’acte s’était déroulé sur des artères de Kipé, commune de Ratoma.
Toute chose qui a ému des défenseurs de droits humains, à l’image de la directrice exécutive de Womenofafrica Guinée, Fatou Souaré Hann. Pour elle, ce qui s’était passé à Kipé est une atteinte grave à la dignité humaine. « Ce sont des femmes qu’on a violenté en pleine rue, sans aucune intervention des forces de l’ordre », a regretté l’actrice de droits humains. Avant de condamner l’inertie du pouvoir public face aux violences sexistes récurrentes.
Poursuivant, Hann de renchérir que lorsqu’il s’agit de viols, notamment sur des mineures. Le plus souvent, précise-t-elle: l’indifférence de la société et l’impunité des auteurs sont légions. « Mais dès que des femmes, souvent précaires, s’adonnent à des activités marginalisées, on assiste à une chasse aux sorcières où chacun se sent légitime pour punir, humilier, violenter… Mais qu’ils arrêtent de s’attaquer aux plus vulnérables. La moralité ne doit pas être un prétexte pour justifier la violence », a-t-elle d’emblée précisé.
Et de conclure, en interpellant l’État à agir avec détermination afin de pouvoir protéger les couches les plus fragiles de la société civile.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































