La session 2025 des examens nationaux s’est globalement déroulée dans le calme à Koundara, localité du nord de la Guinée. Du Certificat d’études élémentaires (CEE) au Baccalauréat, les candidats se sont montrés assidus et disciplinés, contribuant à une organisation sans accroc et à des taux de participation encourageants.
Au niveau du Baccalauréat, 246 inscrits dont 94 filles étaient attendus, et 236 ont effectivement composé, soit un taux de participation de 95,93 %. « Le déroulement a été fluide, sans incident majeur. Les copies ont été acheminées dans les délais à Labé », a souligné le Directeur Préfectoral de l’Éducation, Mamadou Bhoye Barry.
Pour le BEPC, sur les 704 candidats inscrits – dont 318 filles – 86 absences ont été enregistrées, parmi lesquelles un fait marquant : celui d’une adolescente ayant décidé de ne pas se présenter à la dernière journée d’épreuves pour célébrer son mariage. Ce choix personnel, effectué en plein cœur des évaluations nationales, interroge sur le poids persistant des traditions dans le parcours scolaire des jeunes filles, et sur les arbitrages parfois douloureux entre éducation et exigences sociales.
Un autre événement singulier a retenu l’attention : un candidat placé en détention a été autorisé à composer durant quatre jours consécutifs, avant de se désister le cinquième jour. Une initiative saluée pour son caractère inclusif, soulignant que l’accès à l’éducation reste un droit, même dans des circonstances extrêmes.
Le CEE a également mobilisé une forte participation : 2 733 élèves, dont 1 475 filles, ont composé en enseignement général, tandis que 11 candidats étaient inscrits en franco-arabe, tous présents. À signaler une autre histoire significative : une jeune fille dont le mariage était initialement prévu durant les examens a pu bénéficier du soutien des autorités locales pour reporter la cérémonie et finaliser ses épreuves.
À l’échelle nationale, 566 071 candidats répartis dans 2 188 centres ont pris part à cette session 2025. Si aucun cas de fraude n’a été enregistré à Koundara, ce sont avant tout les récits individuels entre aspirations éducatives et pressions culturelles qui ont donné une dimension profondément humaine à cette édition.
Binta Wann





































