Reconnu coupable d’homicide involontaire, Singleton fait face à une réquisition du procureur du tribunal de Coyah : un an d’emprisonnement, dont six mois avec sursis, assorti d’une interdiction de conduire pendant un an à compter de l’expiration de son permis. Le tribunal a retenu hier mardi, des faits d’imprudence, d’inattention et de maladresse ayant conduit à la mort tragique de Mohamed Traoré.
Au-delà de la procédure judiciaire, c’est le comportement de l’artiste après l’accident qui a provoqué une onde de choc dans l’opinion publique. Plusieurs témoignages évoquent une attitude distante et désinvolte de Singleton dans les jours suivant le drame. Il aurait poursuivi ses activités musicales sans exprimer publiquement de regrets ni manifester de compassion envers la famille endeuillée. Ce silence et ce détachement ont profondément heurté, ternissant l’image d’un chanteur jusque-là très apprécié.
Le parquet, tout en soulignant la gravité des faits, a pris en compte le casier judiciaire vierge de l’artiste ainsi que son attitude jugée respectueuse à la barre, estimant qu’il pouvait bénéficier de circonstances atténuantes. Une position qui suscite le débat : pour certains, la notoriété ne devrait en aucun cas amoindrir les conséquences d’un acte aussi dramatique.
Figure incontournable de la musique urbaine guinéenne, Singleton se retrouve confronté à une réalité implacable : la célébrité ne protège pas des responsabilités. Ce procès pourrait bien marquer un tournant dans le traitement des affaires impliquant des personnalités publiques en Guinée, rappelant que la lumière des projecteurs peut vite s’éteindre lorsque les failles humaines sont mises à nu. Le verdict final est attendu ce mercredi.
Mobaillo Diallo





































