À l’approche de la rentrée scolaire du lundi 6 octobre 2025, l’ambiance en Guinée est marquée par une profonde inquiétude. Les familles sont confrontées à une flambée des prix des fournitures scolaires et à une hausse vertigineuse des frais d’inscription dans les écoles privées, parfois jusqu’à 50 %. Dans les marchés, les articles scolaires sont rares ou inaccessibles, aggravés par la spéculation et l’absence de régulation.
Les témoignages de parents révèlent une détresse croissante. Certains, comme El Hadj Ibrahim Barry, peinent à couvrir les frais mensuels et les réinscriptions, tandis que d’autres, comme une mère veuve, ont dû retirer leurs enfants du privé faute de moyens. Les fondateurs d’écoles, eux, sont divisés entre ceux qui maintiennent des tarifs stables et ceux qui privilégient le profit.
Malgré le désordre ambiant et les difficultés économiques, les familles guinéennes restent déterminées à assurer l’éducation de leurs enfants. Cette rentrée met en lumière les failles du système éducatif, mais aussi la résilience d’un peuple qui refuse de céder face à l’adversité.
Alpha Diaouné





































