Une nouvelle fois, le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation se retrouve au cœur d’une polémique liée à sa communication. Après deux jours de rumeurs persistantes annonçant la fermeture des écoles ce mercredi, c’est seulement ce matin que le ministère a officiellement démenti l’information, confirmant que les cours se tiendront normalement.
Une rumeur devenue certitude pour beaucoup
Depuis lundi, les réseaux sociaux bruissaient d’une prétendue décision de fermeture des établissements scolaires pour ce mercredi 5 novembre. L’absence de réaction rapide de la part des autorités éducatives a laissé libre cours aux spéculations, poussant de nombreux parents à croire à une mesure effective. Certains établissements avaient même commencé à envisager une suspension temporaire des cours.
 Un communiqué tardif et une communication critiquée
Ce n’est qu’au petit matin de ce mercredi que le ministère a publié un communiqué sur sa page officielle, qualifiant les informations circulant en ligne de « rumeurs erronées ». Le texte précise : « Chers parents d’élèves, nous constatons avec beaucoup de regret qu’une information erronée circule sur les réseaux sociaux annonçant une fermeture des classes ce mercredi 5 novembre 2025. Le Ministère informe les parents d’élèves et les élèves que les cours auront bien lieu dans toutes les écoles. »
Le ministère appelle également les Directions Préfectorales et Communales de l’Éducation (DPE/DCE) ainsi que les chefs d’établissements à veiller au bon déroulement des activités scolaires.
 Un malaise persistant dans la gestion de l’information
Pour de nombreux observateurs, cette gestion tardive de la communication traduit un malaise plus profond. Certains y voient un « double jeu » : une hésitation initiale des autorités à trancher, suivie d’un rétropédalage maquillé en démenti. « Ils ont laissé la rumeur s’installer, puis ont tenté de sauver la face en la qualifiant de fausse », commente un enseignant sous couvert d’anonymat.
Ce nouvel épisode relance le débat sur la nécessité d’une communication proactive et transparente dans le secteur éducatif, surtout dans un contexte où les réseaux sociaux peuvent amplifier la moindre incertitude.
Mobaillo Diallo