- Les jours se suivent, mais ils ne se ressemblent, a-t-on coutume de dire. Cette citation, a donné raison, à la solennité que le clergé et les fidèles de la paroisse Bienheureuse Anne Marie Javouhey de Nongo/Conakry ont vécu, ce dimanche 13 juillet 2025. Lors de la messe d’action de grâce de l’Abbé Jacques Folly, Curé de ladite paroisse à l’occasion des 10 ans du sacrément de l’ordre reçu.
Le Nonce Apostolique en Guinée et au Mali, Monseigneur Jean-Sylvain Emien Mambé a présidé cette solennité, qui se voulait fêter également la patronne de cette paroisse et la grâce de magnifier la fin des 6 ans de pastorale du curé Folly. Pour ce faire, plusieurs religieuses et religieux de différentes congrégations ont pris part à l’événement. Des ministres, notamment, l’ancien Premier ministre de la transition, Bernard Goumou, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Jean Cedy, l’Ambassadeur de la République du Rwanda.
Ainsi, l’Abbé Paul Tamba Kamano a, dans son homélie de circonstance revenu sur les textes bibliques du jour avant de s’intéresser à la vie du responsable de l’église catholique de Nongo, Jacques Folly.
Pour le religieux, le message qui a été porté à la connaissance des fidèles est lourd de sens et de conséquence. « Il est important que chacun s’en imprègne profondément. Laissons le Seigneur prendre possession de nos cœurs, pour y établir sa demeure…. En effet, la première lecture tirer du livre d’Isaïe souligne l’importance de la pratique du jeûne qui ne se limite pas à une privation de nourriture, mais qui conditionne notre comportement vis-à-vis des plus démunis et donc privilégié la justice sociale. Le prophète s’en prend à ceux qui sont fiers de s’être privés de nourriture pendant des jours, sans pourtant renoncer à leurs moyens et ignorant le pauvre à leurs portes… La foi d’un homme n’a aucun bien fondée, si elle n’est pas liée à l’amour », a fait remarquer le ministre de Dieu.
Sur la même lancée, Paul Tamba Kamano de poursuivre en ces termes: « Dans la leuxième lecture saint Paul désormais apôtre de Jésus-Christ, exhorte Philemon a accueillir son fils spirituel Onésime, non plus comme un esclave, mais comme un frère. L’apôtre fait preuve de tact et de délicatesse, soulignant l’importance de l’amour, du pardon et de la réconciliation dans les relations entre chrétiens. Quel exemple de foi? », a-t-il laissé entendre.
Puis de renchérir: « Frères et sœurs, nous sommes souvent inquiets dans ce monde anxiogène. Nous nous inquiétons de ce que l’avenir nous réserve, et nous dormons mal, nos pensées sont tristes, parce qu’elles sont affectées par l’anxiété et le tourment. Jésus nous invite et nous encourage à faire confiance en Dieu, qui pourvoi à nos besoins tout comme, il prend soin des oiseaux et des feuilles. Voilà pourquoi, l’évangile met en garde contre l’idôlatrie de la vie et souligne que la vraie vie ne se trouve pas dans la possession des biens matériels, mais dans la relation avec Dieu. »
« L’expression à chaque jour suffit sa peine, ne signifie pas que, nous n’avons pas de projet pour l’avenir. Un homme sans projet est un homme mort. Mais nous choisissons de ne pas nous inquiéter, et d’être anxieux à cause du lendemain et de nous concentrer plutôt, sur ce qu’Il (Dieu, ndlr) nous appelle à faire aujourd’hui. Les difficultés de demain… Dieu sera toujours là avec nous, ait confiance. Celui qui fait le travail de Dieu, Dieu fait son travail », a d’emblée fait savoir le clerc.
Avant de revenir sur la vie de son confrère Folly: « Frères et sœurs, cette eucharistie se veut de rendre grâce à Dieu pour le remercier de tous les bienfaits qu’il a accordé à notre paroisse, la Bienheureuse Anne Marie Javouhey et à son serviteur, le Révérend Père Jacques Folly, durant ses 10 ans de vie sacerdotale dont 6 ans au service de Dieu et de son peuple qui est ici à Nongo. Permettez-moi, après avoir écouté des témoignages liés à lui de vous parler à ma façon, ma version des faits, de celui que nous fêtons aujourd’hui. J’ai nommé, Père Jacques Folly, un homme ordinaire qui mène une vie sacerdotale extraordinaire.
J’ai eu la grâce de connaître ce Prêtre, le 12 novembre 2021, quand je venais des études en Italie, à l’occasion de la levée du corps de ma tante Thérèse Kadouno à l’hôpital Sino-guinéen. Depuis ce jour, notre fraternité n’a cessé de se renforcer », a déclaré l’Abbé Kamano.
Selon lui, la vie et les enseignements de son confrère, leurs a permis de vivre de Jésus comme, on vit de l’oxygène dont on ne peut se passer, a-t-il précisé. « De vivre en Jésus comme on vit dans une maison: attentif, disponible, et soucieux que chacun trouve sa juste place, afin de grandir sur le chemin de la foi. Le Père Jacques repend la gloire pour Jésus et porte les joies et les épreuves des hommes. Pour Père Jacques, être aimant pour ses frères et sœurs c’est être aimé de son Dieu. Avec son charisme éducateur à la suite de saint Jean Bosco. Il a entrainé dans sa foi et dans son amour des plus petits aux plus grands…. », a-a-t-il entre autres cité.
Après l’eucharistie, plusieurs interventions de diverses obédiences ont eu lieu, notamment du Vicaire général du diocèse de Boké, le Père Ernest Antchapramann: « La parole que je prends maintenant se veut un témoignage de confraternité sacerdotale… en résumé me voilà affecté en zone rurale pour structurer une communauté en vue de devenir paroissiale.
Sous les ailles de mon Père, Monseigneur Joseph Coréah, j’ai foulé le sol de Kakilensi (Boké, ndlr) en 2022. Au retour de cette prospection, j’ai fait compte rendu à mon ami, le Pasteur Jacques Folly, il a pris mon problème et a présenté à la communauté salésienne de Nongo, c’est ainsi que les salésiens ont pris le devant pour me fournir les nécessaires, pour la pastorale, pour laquelle j’ai été nommé. Tout ce que dont j’avais besoin pour mon épanouissement à Kakilensi…. L’année suivante, après la structuration de Kakilensi, on m’envoya dans mon village à Bigori en vue du même objectif. Je suis revenu aux salésiens par mon ami, ils ont assuré ma pastorale a distance au nom de la fraternité et l’amitié…. Ces deux communautés sont aujourd’hui d’obédience de l’église particulière de Boké dont je suis le représentant aujourd’hui ici. »
Monseigneur Jean-Sylvain Emien Mambé a de son côté indiqué que la réussite de la pastorale d’un religieux se mesure lors de la fin de mission de ce dernier: « si bien que lorsqu’ils sont affectés, ils ont toujours de stresses. J’en veux pour preuve mon secrétaire, qui a fait ses trois ans ici. Il est parti en pleurant, il veut rester, mais la mission est finie. Les fidèles retiennent ceux qui ont le cœur ouvert, pour découvrir les bienfaits de ce pays. Le Père Jacques l’a prouvé, nous lui disons merci pour son amour à la Guinée, pour l’amour de cette église que Dieu le bénisse », a conclu le représentant du Vatican auprès des autorités guinéennes.
Dassassa pour Billetdujour.com

















































