Les Émirats Arabes Unis sont à la fois le premier acheteur d’or guinéen (83,3 %) et le fournisseur quasi exclusif de billets de banque, timbres et chèques (99,99 %), selon les données du commerce extérieur de juillet 2025.
Comment comprendre une telle dépendance ? A-t-on mesuré le risque géopolitique de confier à un seul pays deux leviers financiers stratégiques ? D’autant que les relations entre Conakry et Abou Dhabi sont loin d’être sereines, entre l’affaire des lingots d’or de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) et le retrait du permis minier de Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale du géant minier émirati EGA (Emirates Global Aluminium).
Autre signal d’alerte : les importations de billets, chèques et timbres ont bondi de GNF 78,9 milliards en juin à 1 624,3 milliards en juillet (+1 957 %). Un rattrapage lié à la pénurie de cash qui paralyse depuis des mois le système bancaire et les commerces ? Ou la preuve d’une coordination monétaire et budgétaire chaotique ? Existe-t-il un lien direct entre les ventes d’or et cet achat massif d’instruments fiduciaires ?
Beaucoup de questions, peu de réponses pour l’instant.
#Guinée
Via page X de Facely Konaté