Le conseil de prud’hommes de Paris a rendu ce mardi sa décision dans le litige à plusieurs centaines de millions d’euros opposant Kylian Mbappé au PSG après le départ de l’attaquant en 2024. Il a donné raison au capitaine des Bleus en condamnant le club à payer plusieurs dizaines de millions d’euros.
C’est fini pour l’intervention des avocats de Mbappé dans l’After
Vous l’aurez compris, la défense du joueur se satisfait de la décision rendue ce mardi par le conseil de prud’hommes de Paris.
Le PSG aura un mois pour faire appel – s’il le souhaite – après la notification du jugement. L’écriture du jugement peut prendre du temps et pourrait tomber dans plusieurs semaines.
« On ne les a pas pris en traîtres », rappelle Me Delphine Verheyden
Me Delphine Verheyden: « Mbappé voulait ses salaires et sa prime, c’est tout. On s’est rendu compte que ce n’était pas possible. A la demande de Kylian et de sa famille, j’ai constitué cette équipe de travail avec mes trois confrères. On a fait une conférence de presse, on ne les a pas pris en traîtres. Ils n’ont pas voulu payer. On a continué à dérouler, jusqu’à aujourd’hui. »
Mbappé « est soulagé, content, égal à lui-même »
Me Delphine Verheyden: « il est soulagé, content, égal à lui-même. Cela fait 10 ans que je le représente, il est déterminé, passionné par son métier. Il est satisfait, content que ça se termine. Il a une grande confiance dans le travail fait par ses équipes. »
« Une volonté de vouloir nuire à l’image de Kylian », assure la défense du joueur
Me Delphine Verheyden: « L’objectif de cette procédure était d’obtenir les salaires et les primes qui manquaient. C’était la feuille de route donnée par Kylian Mbappé (…) Kylian n’était pas dans un combat personnel. Est-ce humiliant de devoir écrire ce qu’on devait ? Kylian était dans un combat de principe. Quand on travaille, on mérite d’être payé. En demandant ces publications en homepage du PSG, l’idée est que ça mérite d’être su. Il y a eu un débat d’images en coulisse, une volonté de vouloir nuire à l’image de Kylian. Ce n’est pas juste. Quels sont nos moyens, à part faire savoir ce qu’il s’est réellement produit ? On aura tout fait pour que les choses soient sur la table. »
Le PSG a un mois pour faire appel après la notification du jugement. L’écriture du jugement peut prendre du temps et pourrait tomber dans plusieurs semaines.
Le PSG n’a « pas payé par orgueil », estime la défense de Mbappé
Me Thomas Clay: « Ils n’ont pas payé par orgueil. Ils n’ont pas supporté que leur joyau parte au Real Madrid. Pourquoi après les deux décisions obtenues devant la Ligue, le PSG ne les a pas exécutées ? Je n’ai jamais vu un club qui n’exécute pas les décisions (…) Il faut arrêter cette fiction de dire que le PSG a perdu de l’argent avec Kylian Mbappé. Ils ont gagné tellement pendant des années. On ne peut pas dire que le PSG s’est fait flouer par Mbappé. Revenons à la réalité. »
Maître Verheyden détaille la procédure judiciaire
Me Delphine Verheyden: « ma stratégie était de laisser une chance aux institutions sportives pour qu’elles jouent leur rôle à plein. Le système est bien fait. Dans le sport, il est encore mieux fait. Il est dit que lorsque vous vous engagez pour un club, vous signez un contrat qui doit être homologué auprès de la Ligue. Si vous voulez modifier ce contrat, vous devez le faire par voie d’avenant. Si vous aviez des discussions pour changer ce contrat mais que vous oubliez de signer le papier, dans les 15 jours, tout ce que vous avez raconté est nul et non avenu. »
« C’est un salarié qui n’a pas été payé par son employeur »
Me Thomas Clay, avocat de Kylian Mbappé, dans l’After sur RMC: « c’est un salarié qui n’a pas été payé par son employeur. Si c’était si simple, on en serait pas là. Il a fallu déployer une armada de préocédures pour contraindre le PSG, qui avait une réalité parallèle, la pensée magique. C’est vrai qu’on a gagné, mais ce n’était pas évident. On a fait comme le PSG, on a fait un contre-pressing, on a attaqué au pénal, au social, au judiciaire. On a fait comme ils ont fait pour gagner la Coupe d’Europe. »
« Les avocats du PSG sont partis sur un récit parallèle à ce que dit le droit du travail », juge Me Delphine Verheyden
Me Delphine Verheyden, avocate de Kylian Mbappé dans l’After Foot sur RMC: « Vous nous auriez posé la question avant, on vous aurait dit ‘on ne voit pas comment on peut perdre’. Il n’y a rien de pire que d’entendre la partie adverse plaider. Quand on est sorti de l’audience, on s’est dit qu’on ne voyait pas comment on peut perdre sur la partie contractuelle, le coeur du dossier. Depuis plus de 18 mois, Kylian Mbappé réclamait le paiement de ses trois derniers mois de salaire et du dernier tiers de sa prime de signature qui avait été négociée au moment où il a renouvelé son contrat pour deux saisons plus une (en 2022). Il a joué jusqu’au bout et à la fin, le PSG a arrêté de le payer. Ce n’était pas normal. Il y a eu tellement de feuilletons. Les avocats du PSG sont partis sur un récit parallèle à ce que dit le droit du travail. »
« Le récit fait par le PSG pendant ces années était totalement fantasque », dénonce l’une des avocates de Mbappé
Me Frédérique Cassereau: « on n’a pas parlé de méthode de ‘voyous’, c’était plus subtil que ça. Le récit qui a été fait par le PSG pendant ces années était totalement fantasque. Il ne correspondait pas à la réalité de ce qu’avait vécu le joueur sur le terrain. Mbappé n’est pas le premier à se plaindre des méthodes du PSG, qui a déjà été condamné pour cette méthode. Le foot n’est pas une zone de non droit. Ce n’est pas une guerre personnelle, c’est une question de principe. J’espère que le PSG aura l’élégance d’accepter la décision et de payer spontanément. »
Me Pierre-Olivier Sur: « Il n’y avait pas de suspense. On a gagné trois fois. »
Mbappé « satisfait » du jugement rendu, selon ses avocats
Me Frédérique Cassereau, l’une des avocates de Kylian Mbappé, sur BFMTV: « Il est très satisfait. C’est une décision qu’il attendait depuis 18 mois. Il considère, tout comme nous, que c’est une victoire. Ça correspond à un calcul mathématique basé sur la rémunération qu’un club de football accepte de verser à ce niveau. »
Me Pierre-Olivier Sur: « ce qu’on réclamait au départ, c’était 55 millions d’euros. Dans le cadre de la négociation, la sauce monte mais ce que nous attendions, c’était cette somme-là. Nous l’avons obtenu. Ce n’est que le respect du droit, de la loi. Nous l’avions obtenu une première fois devant les instances sportives, une deuxième fois. C’est une troisième fois. Et un, et deux et trois zéros. Il n’y a pas de grande surprise. On a mis une équipe très compliquée. C’était deux équipes l’une face à l’autre. On a joué comme un rouleau-compresseur. On a fait saisir les comptes, on a mis du pénal. On a essayé tous les coups possibles. Au bout de l’entonnoir, c’est Frédérque (Cassereau) qui a marqué le but. »
Via rmcsport.bfmtv.com





































