Au lendemain de l’annonce d’une allocation mensuelle promise à tous les responsables religieux du pays, un évêque catholique a fait savoir que l’Église n’accepterait pas l’argent de l’État, redoutant de futures pressions politiques. Le nouveau gouvernement du Bangladesh a décidé de verser une allocation mensuelle ainsi qu’une prime pour les fêtes religieuses à l’ensemble des responsables religieux du pays. Présentée comme la mise en œuvre d’une promesse électorale, cette mesure constitue une première dans cette nation à majorité musulmane. Le Premier ministre Tarique Rahman, investi le 17 février, a validé la décision lors d’un conseil des ministres tenu le 21 février. Son conseiller, Mahdi Amin, a expliqué devant les journalistes

Contexte politique

Tarique Rahman a été investi Premier ministre le 17 février 2026 après la victoire du BNP aux élections du 12 février, succédant au gouvernement intérimaire de Muhammad Yunus suite à la chute de Sheikh Hasina en 2024.

Le 21 février, lors d’un conseil des ministres, il a validé une allocation mensuelle et une prime pour les fêtes aux responsables religieux, une première dans ce pays à 90% musulman, comme l’a expliqué son conseiller Mahdi Amin.

Position de l’Église

L’évêque Sebastian Tudu, de Dinajpur et président de la Commission pour le clergé de la Conférence épiscopale, a refusé l’allocation : « Nos prêtres catholiques ne sont pas salariés, ils consacrent leur vie à Dieu », craignant des pressions politiques futures. En contraste, le père Albert Rozario, vicaire général de Dhaka, a salué l’initiative tout en appelant à l’État de droit et à la lutte contre la corruption et l’inflation.

Données démographiques

Les chrétiens sont environ 600 000 sur 170 millions d’habitants ; l’Église catholique compte 8 diocèses, 119 paroisses et plus de 400 prêtres. Le texte mentionne aussi l’inauguration en 2025 de la cathédrale de la Miséricorde-Divine à Sylhet, un événement historique confirmé.

A-Tchol pour Billetdujour.com