Le politique était en face des acteurs de médias et par ricochet le grand public, ce mercredi à la Maison de la presse, située à la Minière, commune de Dixinn. 

Pour ce faire, Alhoussein Makanera Kaké de la Synergie GMD25 a, avant l’interactif/question-réponse entre lui et les journalistes développé de façon succincte le thème : « le bilan et le projet de société du candidat Mamadi Doumbouya .»

« Je vais structurer le projet de société autour du projet phare Simandou. Vous savez, Simandou, c’est 4 milliards de tonnes de minéraux de fer », a introduit Alhoussein Makanera Kaké de la Synergie GMD25.
Avant de poursuivre en ces termes : « J’ai écouté beaucoup de politiques et même certains directeurs qui parlent de Simandou et malheureusement qui font une comparaison entre Simandou et CBG/Compagnie des bauxites de Guinée. Cette comparaison, manque de beaucoup de rigueur et je vais essayer de vous démontrer. La CBG, c’est vrai, la Guinée a 49%, les partenaires étrangers en 51%.
Mais ce que je vais vous dire, plus je connais le montage financier de la CBG, plus j’ai de respect, de considération pour M. le Président Mamadi Doumbouya et l’équipe de Djiba Diakité. Quand vous prenez la CBG, la Guinée est le principal bailleur de fonds lors de la construction des infrastructures historiques de la CBG. Si nous prenons en termes des investissements industriels de la CBG, la Guinée a financé 43% de l’investissement total industriel.
Si nous prenons l’investissement total, la Guinée seule a financé 65% contre 35% pour nos partenaires étrangers. Donc quand j’entends les gens dire que ceux qui ne sont pas des universitaires, qui ne sont pas des docteurs et qui sont la plupart sortis de William Ponty/École des institutaires pendant la colonisation, ont eu 49%, que les grands intellectuels aujourd’hui, que nous sommes, que nous n’avons eu que 15% avec Simandou, c’est qu’ils n’ont rien compris. La CBG, nous sommes le premier investisseur avec 65%. Alors que Simandou, les 15% là, c’est un cadeau. Par là, nous sommes le plus grand investisseur, on n’a que 49%. De l’autre côté, on n’a rien payé, on a 15%. Ça c’est important, vous devez retenir. Et ce qui est grave dans tout ça, on vous a dit que les 130 km de chemin de fer, la cité, le port, c’est la Guinée qui a construit. À travers une dette auprès de la Banque mondiale. Mais ce qui est révoltant, quand vous prenez le chemin de fer, le droit d’accès au chemin de fer, le standard, la moindre, c’est 4$ par tonne de bauxite. À CBG, vous savez combien, elle paye ? 0 sur 115$. Ce qui fait que si on a 20 millions de tonnes de bauxite qu’on transporte cette année à Kamsar, si on pratique le tarif réel, la Guinée devrait avoir 80 millions de dollars, ne serait-ce que les rails.
Alors qu’avec le tarif actuel, les 0 sur 115% pour le droit d’accès aux rails, et les 0 sur 15% pour le bateau, on aura à moins de 20 millions de dollars au lieu de 80 millions. Je veux que vous retenez ça. Et je lance le défi de celui qui n’est pas d’accord de venir discuter avec moi pour que je prouve que ce que les Djiba Diakité ont fait, sous le leadership du Général Mamadi Doumbouya, c’est une prouesse », a lancé Kaké.
Puis de renchérir que ces derniers ont fait quelque chose d’extraordinaire. « Prenons maintenant ceux qui disent que là où les 49% n’ont pas construit la Guinée, comment 15% peuvent construire ? Moi je leur ai dit tout simplement que je préfère un dixième d’un éléphant que 100% d’une fourmi. Mais l’investissement de base à CBG, même si on réactualise les montants, c’est autour de 1 milliard. Alors que l’investissement à Simandou, c’est entre 20 et 25 milliards. Et puis ceux qui parlent de 15%, ce qu’ils ne comprennent pas. C’est qu’il n’y a pas que 15% qu’on reçoit. 15% même est petit dans l’affaire. Vous savez, on a les taxes, on a les redévenances, on a l’impôt, après le dividende. 15% là, c’est le dividende, c’est-à-dire je suis actionnaire, après le processus, on a un bénéfice, on se repartit. C’est ça le dividende. Mais je vous donne un petit exemple pratique. Lorsque par exemple Simandou, on a 1 milliard, c’est-à-dire après avoir payé les taxes, vous savez il y a la taxe sur le chiffre d’affaires, c’est 0,5%. Ça doit participer à la contribution au développement local. Boké a eu 191 milliards il n’y a pas longtemps. Vous avez les redévenances superficielles. Vous avez royalties autour de 3% de la valeur faible. Mais je vais vous épargner de tous ces calculs. On a 1 milliard après toutes ces charges.
Si on a 1 milliard, l’impôt sur les sociétés, c’est 30%. Sur 1 milliard de dollars, la Guinée doit recevoir 300 millions d’abord déposés au trésor public. Il va rester combien ? 700 millions. Sur les 700 millions, quand on n’a plus 15%, ça ne fera que 105 millions de dollars. Regardez le rapport entre les 15% qu’on chante sous tous les toits et ce qu’on gagne sur l’impôt seulement. C’est pour vous dire, ceux qui en parlent, ne comprennent pas », a-t-il précisé.
Sur la même lancée, l’homme de la Synergie GMD25 d’ajouter : « J’ai écouté le ministre du Budget qui disait que pour une petite période, il bénéficie d’une dérogation où il ne doit payer que 15%. Mais même s’il payait 15%, on aura 150 millions seulement sur l’impôt qui est nettement supérieur à ce que nous recevons comme dividende. Mais le génie est où ? La cité, le chemin de fer, et le port, nous appartiennent déjà à travers la CTG/Compagnie Trans-guinéen. Alors qu’on n’a payé aucun franc. Et on a 15% sur l’exploitation du chemin de fer. Et au bout de 30 ans, le chemin de fer nous revient. »
« J’ai écouté aussi ceux qui disent que les mines n’ont pas développé un pays. Mais ce ne sont pas les mines qui développent un pays. C’est le cerveau qui développe.
Et c’est ce qui justifie notre soutien au général Mamadi Doumbouya. Vous savez pourquoi ? Notre pays a une histoire. Notre pays a eu des chefs. Chaque chef a joué son rôle. Il y a eu le côté positif. Il y a eu aussi le côté négatif. La réforme économique engagée par le CMRN/Comité militaire de redressement national, après la mort de Sékou Touré. La volonté, l’initiative, elle était bonne. Mais on a eu un problème.
Pourquoi ? On a affaibli l’État. Et quand on ouvre les initiatives privées, si l’État est faible et que les privés sont forts, les privés deviennent des prédateurs. Et c’est le peuple et l’État qui deviennent sa proie et c’est ce qui est arrivé à un moment donné de notre histoire », a rappelé Makanera.
Avant de revenir sur le candidat indépendant, Mamadi Doumbouya :  « Il (Mamadi Doumbouya, ndlr) est la combinaison des qualités des trois dirigeants chinois qui ont rendu la Chine aujourd’hui la deuxième puissance économique… Si nous faisons toute proportion garder une comparaison avec le général Mamadi Doumbouya, vous verrez que ce que je dis là, n’est pas du tout faux. Il est venu, l’État était faible, il a renforcé l’État. Il a reçu à bâtir le projet gigantesque Simandou, quelque chose que presque personne n’a réussi. Quand vous allez là-bas, vous avez des Occidentaux, vous avez des Asiatiques autour d’un projet commun. Ce qui fait que Simandou est garanti. Personne n’a l’intérêt que ça tombe. C’est pour vous dire que c’est un homme visionnaire », a sommairement conclu Alhoussein Makanera Kaké de la Synergie GMD25.
A-Tchol pour Billetdujour.com