Ce qui semblait hier encore une disgrâce définitive s’est transformé aujourd’hui en consécration. Mamadou Angelo Diallo, limogé pour « faute lourde » puis blanchi par un communiqué officiel, vient d’être propulsé à la tête de l’Unité d’exécution du programme Simandou 2040 (Delivery Unit), l’un des projets stratégiques les plus ambitieux pour l’avenir économique du pays.
La décision, entérinée par décret présidentiel et lue au journal télévisé de la RTG à 20h30, porte la signature du chef de l’État, Mamadi Doumbouya. Mais au-delà du ton solennel, cette nomination n’a rien d’une surprise.
Dans nos colonnes, nous écrivions déjà : « LIMOGÉ HIER, RÉHABILITÉ DEMAIN ? LA SURPRISE DU PALAIS ». L’interrogation n’était pas fortuite. Le communiqué qui avait lavé Mamadou Angelo Diallo de toute responsabilité ouvrait la voie à une réhabilitation rapide. La logique institutionnelle, doublée de la nécessité de placer un homme de confiance à la tête d’un projet aussi sensible que Simandou 2040, rendait son retour quasi inévitable.
Simandou 2040 n’est pas un programme ordinaire : il incarne la vision d’un développement économique durable, adossé à l’exploitation rationnelle des ressources minières et à la diversification des investissements. En confiant cette mission à Mamadou Angelo Diallo, le pouvoir envoie un signal clair : celui de la continuité et de la confiance retrouvée.
Ce « bombardement » au sommet illustre une pratique désormais familière dans les cercles du pouvoir : les limogeages spectaculaires suivis de retours tout aussi éclatants. L’affaire Angelo Diallo confirme que, dans les arcanes du Palais, la disgrâce peut n’être qu’un prélude à une promotion.
Mobaillo Diallo





































