La 17ᵉ journée du Championnat National de Ligue 1 a pris une tournure dramatique dimanche au stade Petit Sory. Le choc très attendu entre le Hafia FC et l’AS Kaloum Star s’est terminé dans un climat de violences, ternissant l’image du football guinéen.
Alors que la rencontre se déroulait normalement, une décision arbitrale contestée a mis le feu aux poudres. Les supporters kaloumistes, furieux, ont provoqué un véritable chaos : jets de projectiles, destruction de sièges, dégradations de matériel et tensions dans les tribunes. L’ambiance festive s’est transformée en scène de désordre.
La Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP) a condamné « avec la plus grande fermeté » ces actes jugés contraires aux valeurs du sport. Elle a rappelé que la sécurité des stades et la préservation des infrastructures sont une responsabilité partagée entre clubs, supporters et autorités.
Trois jours plus tard, l’instance disciplinaire a rendu un verdict particulièrement sévère :
– Amende de 16 000 000 GNF pour interruption de match et comportements antisportifs.
– Quatre matches à domicile à huis clos.
– Interdiction de déplacement des supporters jusqu’à la fin de la saison 2025-2026.
– Remboursement des dégâts matériels estimés à 178 000 000 GNF.
– Avertissement : en cas de non-paiement, l’AS Kaloum risque le forfait général.
Ces mesures figurent parmi les plus lourdes jamais infligées par la LGFP, signe d’une volonté ferme d’éradiquer les violences dans les stades.
La direction de l’AS Kaloum a présenté ses excuses, reconnaissant que la passion des supporters ne doit jamais se transformer en vandalisme. Le ministère de la Jeunesse et des Sports a également condamné ces violences et annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité.
Au-delà de l’affaire, c’est tout le débat sur la sécurité des stades guinéens, la responsabilité des clubs et la crédibilité du championnat qui est relancé, dans un contexte où les passions sportives restent particulièrement intenses.
Binta Wann





































