À moins de 2 heures du choc décisif face à l’Afrique du Sud, le Syli local de Guinée se retrouve au pied du mur. Après une victoire contre le Niger (1-0) et une déroute humiliante face à l’Ouganda (0-3), les hommes de Souleymane Camara doivent impérativement s’imposer ce lundi 11 août pour espérer une qualification dans une poule C devenue un véritable champ de bataille.
Mais au-delà des enjeux sportifs, c’est l’état général de la maison Syli qui inquiète. Car si les joueurs affichent une volonté de rebondir, les lacunes structurelles et organisationnelles qui gangrènent le football guinéen ne peuvent plus être ignorées.
– Le Syli A’ semble naviguer à vue, sans véritable projet de jeu cohérent.
– Les choix tactiques de Camara sont régulièrement remis en question, notamment après le naufrage contre l’Ouganda.
– Encadrement technique limité : Le staff semble dépassé par les exigences du haut niveau africain.
– Gestion administrative floue : Retards dans les primes, logistique approximative, communication défaillante.
– Manque de vision fédérale : La Fédération guinéenne de football peine à instaurer une politique de développement durable pour les sélections locales.
Le sélectionneur Souleymane Camara, conscient de la pression, a tenté de remobiliser ses troupes. « Nous avons analysé nos erreurs, et les joueurs sont prêts à se battre », a-t-il déclaré. Mais dans les coulisses, les murmures se font plus forts : sans réforme profonde, le Syli local restera condamné à l’irrégularité.
L’Afrique du Sud, solide face à l’Algérie (1-1), arrive avec des certitudes et une dynamique positive. Le Syli devra montrer un tout autre visage pour espérer rivaliser.
Le match se jouera à 14h à Conakry (17h en Ouganda). Une victoire serait un sursaut d’orgueil. Une défaite, en revanche, scellerait une élimination qui ne serait pas seulement sportive, mais aussi symptomatique d’un système à bout de souffle.
Mobaillo Diallo