La prise de parole du chef du gouvernement de la transition, le Premier ministre Amadou Oury Bah n’a au regard de bon nombre d’observateurs pas servi à grand chose. La routine estiment-ils. Visiblement, l’opinion a dû comprendre à l’occasion de ladite conférence de presse que l’homme politique a déjà bien serré le garde à vous aux porteurs de treillis, notamment le général Mamadi Doumbouya. C’est le moins qu’on puisse dire ou écrire. 
La phase questions-réponses, Oury Bah comme il s’attendait sûrement n’a pas échappé aux sujets qui fâchent les maîtres des lieux. Celui, comme l’avait d’ailleurs souligné son mandant (Mamadi Doumbouya) qu’en fin 2024 qu’il quittera le pouvoir.

« Si vous êtes à la tête d’un pays votre intime conviction. C’est de respecter les engagements que vous donnez et c’est le cas du président de la République de Guinée, le Général Mamadi Doumbouya.
Mais lorsqu’on voit ce que la Guinée a connu depuis le 5 septembre 2021 et jusqu’à une période naissante. Il y a beaucoup de facteurs qui ne sont pas entre les mains de ceux qui pilotent l’exécutif du pays. Donc la question de la transition, il ne faut pas la voir comme si le gouvernement est seul à décider à faire les choses. C’est un partenariat global qui implique aussi bien la société politique, la société civile et les conditions économiques et financières du pays », a répondu Amadou Oury Bah.
Puis de renchérir: « le processus du dialogue politique n’a pas été un processus qui n’a été du tout facile et qui a impacté négativement la dynamique pour un retour à l’ordre constitutionnel dans les délais qui était indiqué à travers l’accord dynamique entre la CEDEAO et la Guinée. La responsabilité de cela peut-être partager mais ce n’est pas le moment d’aller au fond des choses.
C’est pour dire même si vous êtes contre l’action gouvernementale et vous allez à l’encontre des intérêts de votre pays pour des raisons que seul Dieu peut connaître, vous contribuez à ralentir le processus et nous savons qu’il y a eu beaucoup d’actions néfastes qui ont contribué à ralentir le processus et la dynamique qui était engagée. »
« Le bashing contre la Guinée. Le fait de dépeindre en noir tout ce qui se fait dans ce pays. De ne rien voir de bon de ce qui est en train d’être fait. Je le dis franchement, c’est une attitude anti patriotique qui ne doit pas correspondre à ce qu’un citoyen responsable de la République de Guinée et à plus forte raison des hommes et des femmes qui ont été à un moment donné responsables. Et qui ont parlé au nom du peuple de Guinée ne devraient pas agir de cette manière. Au contraire leur responsabilité devrait les amener à dire: encourageons les à aller le plus rapidement possible dans la mise en oeuvre de l’ensemble du processus qui est déjà acté entre la Guinée et CEDEAO. Et non pas de manière rituelle de renouer avec des manifestations, des baching au niveau de l’ensemble des départements diplomatiques à l’étranger. De mener des campagnes de presse d’une manière et d’une autre qui ne les honneur nullement », a indiqué le Premier ministre.
« Ceci dit, à partir de maintenant, on se bouche les oreilles par rapport à certains types d’attitudes et de propos et on reste focus par rapport à ce qui est sur ce plan là, l’intérêt national. Le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas une exigence externe, c’est une volonté et une attente du peuple de Guinée qui veut jouir pleinement de ses droits démocratiques et qui veut également être dans un environnement de paix et de stabilité.
Tamoné Kataco pour Billetdujour.com