Ce mardi 7 avril 2026, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) a tenu la première session de son Conseil d’administration. À l’issue de la rencontre, le président du Conseil, Elhadj Alpha Saliou Barry, a présenté les principales décisions et les défis de l’institution.
Au cours de cette session, plusieurs points majeurs ont été examinés, notamment l’adoption du rapport d’activités 2025, les questions institutionnelles, la communication du directeur général, ainsi que les enjeux liés à la gestion des avoirs saisis et confisqués.
Selon Elhadj Alpha Saliou Barry, d’importantes décisions ont été prises en vue de renforcer la sécurisation et la gestion des biens saisis. « Nous avons procédé à l’inventaire de tous les avoirs saisis et confisqués et défini des orientations stratégiques pour leur gestion efficace », a-t-il indiqué. L’objectif affiché est de lutter plus efficacement contre la délinquance financière et la criminalité économique, tout en contribuant au renflouement des caisses de l’État.
Le président du Conseil a également insisté sur le rôle central de la justice dans ce processus. « L’AGRASC agit sur mandat judiciaire. Ce sont les magistrats qui prennent les décisions, et nous sommes chargés de leur exécution afin de priver les délinquants des biens acquis illégalement », a-t-il précisé.
Parmi les défis majeurs identifiés figurent le renforcement des capacités des acteurs judiciaires et sécuritaires. La formation des magistrats et des officiers de police judiciaire sur les techniques de saisie apparaît comme une priorité, afin d’améliorer l’efficacité des procédures dès leur phase initiale.
Elhadj Alpha Saliou Barry a par ailleurs lancé un appel à la population, l’invitant à coopérer avec les autorités. Il a souligné l’importance de la collaboration citoyenne dans l’identification des biens issus d’activités illicites, rappelant que toute personne disposant d’informations pertinentes a le devoir de les transmettre à la justice.
S’agissant du fonctionnement de l’institution, le président du Conseil d’administration s’est félicité de la continuité assurée par la nouvelle direction générale, qu’il juge « à la hauteur des attentes ». Il a salué les efforts, les compétences et l’engagement déployés pour améliorer la gouvernance de l’Agence.
Toutefois, plusieurs défis structurels subsistent. L’AGRASC, encore jeune, ne dispose pas de toutes les structures nécessaires à son fonctionnement optimal. Des réformes sont en cours, notamment l’adoption de textes réglementaires visant à renforcer son cadre institutionnel.
Enfin, la question de la création d’une Caisse de dépôt et de consignation en Guinée a été soulevée comme une priorité. Une telle structure permettrait à l’Agence de mieux gérer les fonds issus des saisies et confiscations, au bénéfice de l’État et de l’ensemble des citoyens.
La session s’est achevée sur une note d’optimisme, les responsables se disant confiants quant aux perspectives de développement et de consolidation de l’AGRASC dans les mois à venir.
Via Conakrylive.com





































