Ce mercredi 29 octobre, le bureau politique national du Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG) a tenu la Convention Nationale de son parti pour désigner son candidat à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Un réceptif hôtelier de la place a servi de cadre. 
Pour ce faire, plusieurs discours ont été tenus avant les séances de vote, dont celui du Secrétaire Administratif dudit parti, Boubacar Dieng. « Aujourd’hui, ici rassemblés, nous écrivons ensemble une page décisive de notre marche vers l’avenir. Cette Convention n’est pas une simple formalité statutaire :
elle est le symbole de notre maturité politique,
l’expression vivante de notre fidélité aux valeurs démocratiques,
et la preuve éclatante de notre engagement collectif au service du peuple de Guinée », a introduit le Secrétaire Administratif du BAG.
Poursuivant, Boubacar Dieng de faire remarquer: « Notre pays vit une étape charnière de son histoire, un moment où la Guinée appelle ses fils et ses filles à la lucidité, au courage et à la responsabilité.
Face aux incertitudes, aux dérives et aux désillusions, le BAG se dresse comme une alternative crédible, une force de rassemblement, de proposition et d’espérance. Nous sommes ici parce que nous croyons à la démocratie, à la justice et au mérite. À travers cette Convention, nous faisons le choix de la transparence, du débat, de la légitimité et du respect des règles internes. Nous ne venons pas pour imposer, mais pour proposer.
Nous ne venons pas pour diviser, mais pour unir. Nous ne venons pas pour servir des ambitions personnelles, mais pour servir la nation », a-t-il d’emblée laissé entendre.
Puis de souligner ceci: « Dans quelques instants, nous désignerons celui ou celle qui aura l’honneur et la lourde responsabilité de porter notre projet de société,
notre vision et nos espoirs pour la Guinée de demain. Mais souvenons-nous : au-delà du nom du candidat, c’est une cause commune que nous consacrons celle du peuple guinéen.
Car notre combat n’est pas pour un homme, mais pour un idéal :
celui d’une Guinée réconciliée, juste, prospère et ouverte sur le monde. »
Présent à ladite Convention, l’ancien président du Bloc Libéral (BL), le Dr Faya Millimono a eu l’honneur également de prendre la parole: « En venant ce soir ici, je voulais vous souhaiter un excellent choix. Je sais que vous ferez un excellent choix d’un candidat qui va défendre les couleurs du BAG aux élections prochaines. Que nous souhaitons qu’elles soient des élections propres. Et je vais profiter de l’occasion pour rappeler que le président Mamadi Doumbouya ne doit pas être candidat. Ce n’est pas parce que nous sommes contre la démocratie, nous voulons la démocratie. Mais quand la loi a dit, nous devons la respecter. Ce n’est pas nous qui disons à Mamadi Doumbouya qu’il ne doit pas être candidat. C’est d’abord lui-même, c’est aussi la charte, c’est aussi les lois auxquelles nous avons souscrit. Parce que nous avons souscrit à la charte de l’Union Africaine, nous avons souscrit au traité de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), nous avons souscrit aux protocoles additionnels. Tous ces instruments juridiques, si nous les lisons, de façon attentive, nous comprendrons que le général Mamadi Doumbouya ne devait pas être candidat aux prochaines élections. Et je peux vous assurer que si cela se réalise, nous aurons une très bonne campagne et la Guinée aura un nouveau leader qui va changer le cours de l’histoire de notre pays. Je vous souhaite de très bons travaux. C’est pour moi en tout cas un honneur d’être parmi vous ce soir », a déclaré le Dr Millimono.
De son côté, le Président du Conseil international de la Société internationale pour les droits de l’homme, le Dr Thomas Paul Schirrmacher d’indiquer qu’il partage la vision et la lutte politique du BAG pour un changement véritable en République de Guinée depuis 2016. « … Nous avons vu trop d’âmes écrasées sous le poids du dissentiment », a d’office fait remarquer, le Dr Schirrmacher.
Le promoteur de la paix, de la tolérance et de la coopération entre les religions de signifier : « La liberté d’expression, de réunion et de la presse est l’oxygène du progrès. »
Imaginez, a-t-il poursuivi, une Guinée où les journalistes rapportent librement, où les manifestations suscitent le dialogue… »
Prenant à son tour la parole, le Secrétaire général de l’organisation internationale des droits de l’homme (IGFM), Matthias K. Boehning de signifier que son institution: la Société internationale des droits humains, s’engage à un soutien aux idéaux de la bonne gouvernance, notamment à la surveillance des élections, la formation d’observateurs.
Plus loin le défenseur des droits humains de souligner:  « Les libertés civiles sont les droits du peuple… nous devons nous engager pour une justice inclusive, en tissant la réconciliation dans le tissu de notre avenir partagé. Les cicatrices de la Guinée, tensions ethniques, marginalisation des femmes et des communautés rurales exigent l’équité, non pas de la rhétorique. La justice transnationale construit des points en poursuivant les auteurs d’abus tout en pavant les voies de la paix. »
Parlant BAG, Matthias K. Boehning de déclarer ceci: « Imaginez une présidence sous Sadio Barry qui démantèle les chaînes de la corruption, qui élève chaque enfant avec la richesse du bauxite et qui unit les jeunes Peuls, malinkés et sousous dans un destin partagé….
Les jeunes guinéens qui ont envahi les rues en 2019 et 2020 sont les auteurs de l’histoire », a-t-il indiqué.
Avant de conclure, « … alors que le soleil se couche sur les ombres transitoires et se lève sur la promesse électorale, que ces trois piliers, liberté civile, justice inclusive et jeunesse autonomisée, guident votre campagne. La Société internationale pour les droits humains est à vos côtés, non comme des observateurs lointains, mais comme des frères et sœurs dans cette lutte sacrée », a conclu
le Secrétaire général de l’organisation internationale des droits de l’homme (IGFM), Matthias K. Boehning.
À l’issu du vote, le donnant le quitus de la participation à la présidentielle 2025, Sadio Barry de s’adresser aux militants et sympathisants du BAG en ces termes: « En ce jour historique pour notre parti, le BAG, nous nous réunissons avec la conviction profonde que l’heure est venue de tracer ensemble le chemin d’une nouvelle ère politique pour notre nation. La Convention nationale du BAG n’est pas seulement un moment de désignation de candidat, c’est l’expression d’une vision, d’une volonté collective et d’un engagement ferme pour le renouveau démocratique, l’unité nationale et la dignité du peuple du Guinée. Notre vision est notre engagement », a introduit le leader du BAG, Sadio Barry.

Le BAG porte la vision d’une Guinée libre, a-t-il ajouté, unie, juste et prospère où chaque citoyen sans distinction d’origine, de région ou de croyance trouvera sa place dans une République équitable, fraternelle, respectueuse de la dignité et des droits de l’homme. « Nous affirmons que la politique doit revenir à son sens noble, servir le peuple et non se servir de lui. Notre engagement s’enracine dans la lutte historique pour la liberté, la démocratie et la justice sociale, celle qui, depuis les années 1990, a mobilisé des générations de Guinéens épris de changements et d’espoir. Aujourd’hui, fidèles à cet héritage, nous prenons la résolution de rendre à la Guinée sa souveraineté, sa dignité et sa grandeur et de replacer le citoyen au cœur de l’action publique. Le diagnostic de la nation. Notre parti a procédé à une analyse approfondie de la situation nationale. Les inégalités sociales se creusent. La pauvreté s’installe, s’aggrave. Les institutions se fragilisent…. Nous affirmons avec force que ces maux ne sont pas une fatalité, mais les conséquences d’un système épuisé, d’une gouvernance clanique et d’un état déconnecté des réalités de son peuple. Face à cette situation, le BAG se dresse comme l’alternative crédible et responsable, porteuse d’un projet de société fondé sur la vérité, la justice, la solidarité et la performance », a déclaré le président du BAG.

Il a par la suite donné quelques grandes lignes de son projet de société:

1. Réconciliation nationale et cohésion sociale. « C’est le préalable. L’organisation d’une conférence nationale souveraine de vérité, justice et pardon pour guérir les blessures du passé et refonder la confiance entre les Guinéens. Mon objectif est que tout le monde retrouve le salut en Guinée et que notre pays retrouve son unité afin de pouvoir faire face aux grands défis du monde qui pointent à l’horizon. »

2. Justice et état de droit. « Nous voulons renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire et garantir l’égalité de tous devant la loi. Lutter sans relâche contre la corruption, l’impunité et le népotisme. »

3. Le développement économique et l’équité sociale. « Le développement peut être engendré par certains facteurs, surtout quand le pays est riche en ressources naturelles. Mais si ce développement ne profite qu’à une minorité, le peuple reste misérable. Cela n’est pas bien et c’est pourquoi, pour nous, le développement économique doit être accompagné par l’équité sociale. Promouvoir une économie diversifiée, créatrice d’emplois, fondée sur la transparence et la valorisation de nos ressources naturelle s.

Encourager l’entrepreneuriat notamment des jeunes et des femmes et instaurer une véritable égalité des chances en Guinée. »

4. Gouvernance éthique et participative. « Nous voulons, nous ambitionnons d’instaurer une administration moderne, performante et redévable.
Redonner au peuple la voie et le pouvoir dans la gestion des affaires publiques. »

5. Éducation, sécurité et culture. « Faire de l’éducation et de la formation les leviers du développement. Garantir la sécurité des citoyens et promouvoir la culture nationale comme ciment de l’unité. Un peuple qui vit dans la peur. Un pays où la sécurité n’est pas garantie. C’est un peuple qui ne peut pas s’épanouir. C’est un peuple qui ne peut pas vivre heureux. Notre appel à l’unité et à l’espoir. Le BAG s’adresse à tous les Guinéens de la Basse-Guinée, de la Moyenne-Guinée, de la Haute-Guinée, de la Guinée-Forestière. Nous leur tendons la main pour bâtir ensemble une Guinée réconciliée, avec elle-même. Une Guinée qui apprend de son passé sans s’y enfermer. Une Guinée qui choisit la paix, la fraternité et le progrès. Qui regarde vers l’avenir et qui marche vers l’avenir. L’histoire de 1958 nous enseigne qu’un peuple uni autour d’un idéal commun peut changer son destin. Aujourd’hui encore, nous devons retrouver cet esprit d’unité et de courage pour accomplir une nouvelle indépendance, celle du développement de la justice et de la dignité nationale », a déclaré le président du BAG, Sadio Barry.

A-Tchol pour Billetdujour.com