La belle-fille d’Emmanuel Macron s’est exprimée face à ceux qui relaient sur les réseaux sociaux la théorie du complot selon laquelle sa mère serait en fait un homme.
JUSTICE – Après une première journée d’audience marquée par la défense souvent surprenante des cyberharceleurs présumés de Brigitte Macron, les dix prévenus ont été confrontés ce mardi 28 octobre au témoignage de la fille de la Première dame, l’avocate Tiphaine Auzière.
Ces derniers, qui ont affirmé ou relayé la fake news complotiste selon laquelle l’épouse du président Emmanuel Macron serait en fait un homme, n’ont eu d’autre choix que d’écouter sa fille. À la barre, celle-ci a commencé sa courte déposition en expliquant avoir vu « réellement un changement et une dégradation des conditions de santé » de sa mère dues aux multiples attaques. Elle estime d’ailleurs les avoir « sous-estimés » au départ.
Brigitte Macron n’étant pas présente durant les deux journées d’audience au tribunal correctionnel de Paris, mais Tiphaine Auzière est venue attester du préjudice moral subi par sa mère sur demande de son avocat. Par le passé, elle avait déjà pris sa défense après de violentes attaques d’un ministre bolsonariste en 2019. Si, à l’époque, c’est le physique de Brigitte Macron qui avait été pris pour cible au Brésil, cette fois ce sont les conséquences des fausses informations transphobes, sexistes et l’accusant d’être une pédocriminelle qui étaient au cœur de sa prise de parole.
« C’est important d’être là aujourd’hui pour exprimer le préjudice qui peut être celui de ma mère. Je tenais à faire état de ce qu’est sa vie depuis ce moment où elle a subi ces attaques et ce raid de haine en ligne », a-t-elle poursuivi, notes à la main. « C’est quelqu’un qui subit en permanence des attaques. »
Une attention à ses « tenues » et « postures »
Selon sa fille, Brigitte Macron serait même « contrainte de faire attention aux tenues (qu’elle porte), à ses postures, car elle sait que son image peut-être reprise et détournée au service de mensonges et de théories fallacieuses sur son identité et sa probité ». Comme le rapportent ensuite franceinfo et Conspiracy Watch sur X, Tiphaine Auzière a souligné qu’il est impossible pour Brigitte Macron « de faire abstraction de toutes les horreurs qu’on entend sur elle ». L’avocate assure qu’il ne se passe pas une semaine sans que « ces théories » soient évoquées devant sa mère, « même de manière bienveillante ».
Les « répercussions pour sa famille » sont « extrêmement difficiles » à vivre, a encore confié la fille de la Première dame, qui cite plus précisément l’impact sur les « enfants et petits enfants » de Brigitte Macron. L’avocate de 41 ans est enfin revenue sur ses constatations de « l’impact croissant sur (les) conditions de vie » de Brigitte Macron et son état de « santé », estimant qu’elles ont commencé en 2021 ou 2022. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir la défense, arguant que cette période est antérieure aux posts incriminés dans la procédure.
Fait marquant lors de cette déposition attendue en l’absence de Brigitte Macron, Tiphaine Auzière a dû subir la colère d’une partie des avocats de la défense avant de pouvoir s’exprimer, comme le rapporte franceinfo. Ces derniers s’opposaient en effet à son passage à la barre. En cause ? Une citation à comparaître jugée hors délai. Malgré ces réclamations, le président a choisi d’autoriser le témoignage de la Tiphaine Auzière après une courte suspension de séance.
3 à 12 mois de prison avec sursis ont été requis contre les prévenus. Les réquisitions les plus lourdes ont été prononcées à l’encontre de trois prévenus : la médium Amandine Roy, le galeriste Bertrand Scholler et Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, désignés comme des « instigateurs » de l’infox, selon le procureur Hervé Tétier.
Via Huffingtonpost.fr





































