Ce lundi, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a tenue son audience sur l’affaire du présumé détournement de Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle. De débats houleux opposant les deux camps de la partie.
Pour la défense tenue par Me Facinet Soumah : « Pas une once de preuve ».
Le parquet manque de « preuves tangibles » d’enrichissement illicite. Le contrat de location du siège ? « Aucun fonds n’a touché les comptes de la Cour ou de M. Bangoura. » Son patrimoine ? Héritage d’une longue carrière, complété par un prêt à Afriland First Bank pour un immeuble à Dakar et un troc pour un bien à Nongo. « Ses salaires et primes suffisent largement », tranche l’avocat, évoquant des motifs politiques sous-jacents.
Pour la partie civile, Me Pépé Antoine Lama : « Des milliards à justifier »
Il y a une « déconnexion flagrante » entre revenus déclarés et acquisitions. Bangoura a reconnu des dotations colossales : 1,2 milliard GNF par trimestre, 20 milliards annuels, et 3 à 5 milliards pour les élections. L’immeuble de Dakar/Sénégal (400 millions FCFA+) et celui de Nongo (3 milliards GNF) interpellent. « Chaque franc sera scruté », promet-il, appelant à une expertise comptable approfondie.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































