À peine la Direction Générale des Élections (DGE) a-t-elle entamé la proclamation des résultats partiels de la présidentielle du 28 décembre, accordant une large avance à Mamadi Doumbouya (GMD), que les réactions des candidats Abdoulaye Kourouma (RRD) et Abdoulaye Yéro Baldé (FRONDEG) divergent radicalement.
Ce mardi, Abdoulaye Kourouma a reconnu sa défaite dès le premier tour, s’appuyant sur plus de 80% des résultats compilés par ses représentants dans les CACV et bureaux de vote. « Ces chiffres montrent clairement notre défaite. Nous félicitons M. Doumbouya pour sa victoire », a-t-il déclaré, vantant l’organisation de son parti via une salle de monitoring. Tourné vers l’avenir, il appelle à la stabilité et à l’unité nationale : « L’élection est derrière nous. Tous les Guinéens doivent se mettre à la disposition de l’État. »
En contraste, le FRONDEG d’Abdoulaye Yéro Baldé, dans une déclaration lundi, salue la mobilisation civique des Guinéens mais conteste la sincérité du scrutin. Le parti dénonce des irrégularités graves : exclusion de ses observateurs des CACV (violation de l’article 105 du Code électoral), arrestations (Fria), influences locales (Tougué), bourrage d’urnes (Kissidougou, Faranah) et traitement inégal favorisant le GMD avec des militaires en civil. « Nous exigeons toute la lumière sur ces violations et nous réservons les voies légales pour défendre la vérité des urnes », affirme le texte.
Ce fossé entre pragmatisme acceptant (RRD) et combativité contestataire (FRONDEG) pourrait marquer la transition post-électorale en Guinée.
A-Tchol pour Billetdujour.com