Le vice-président de la Sierra Leone, Mohamed Juldeh Jalloh, a accueilli avec émotion les soldats léonais libérés par l’armée guinéenne, à l’issue de négociations menées avec détermination. Ce geste, au-delà de sa portée humanitaire, incarne un signal fort pour la stabilité et la coopération en Afrique de l’Ouest.  

La libération de ces militaires ne se limite pas à un simple retour au pays : elle traduit la capacité des États voisins à privilégier le dialogue face aux tensions. Dans une sous-région souvent marquée par des crispations politiques et sécuritaires, cet épisode rappelle que la diplomatie reste l’arme la plus puissante pour préserver la paix.
Pour la Sierra Leone, l’accueil de ses soldats est un moment de soulagement national. Pour la Guinée, c’est une démonstration de responsabilité et de volonté d’apaisement. Et pour l’ensemble de la CEDEAO, c’est un exemple de règlement pacifique qui pourrait inspirer d’autres processus de médiation.
Au-delà des frontières, l’événement met en lumière l’enjeu crucial de la coopération militaire et politique dans une région où les défis sécuritaires du terrorisme aux tensions communautaires  exigent une solidarité sans faille.
La scène de Mohamed Juldeh Jalloh entourant ses compatriotes libérés devient ainsi une image symbolique : celle d’une sous-région qui, malgré ses fragilités, cherche à bâtir des ponts plutôt que des murs.
Mobaillo Diallo