À quelques pas du pont de Madina, entre la Pharmacie Centrale et le stade du 28 Septembre, un espace censé servir l’intérêt public est devenu un véritable sanctuaire de l’illégalité.  Plus précisément a moins de dix mètres de l’autoroute, cet espace pourtant essentiel à la sécurité des personnes et de leurs biens est aujourd’hui le théâtre d’un chaos quotidien, où règnent l’impunité, la peur et la loi du plus fort.
 Une plaque tournante du crime en plein jour
 C’est un marché noir à ciel ouvert où se mêlent drogues, alcool, objets volés, prostitution, jeux de hasard et musique assourdissante. Le jour comme la nuit, l’endroit est actif, dangereux, et totalement hors de contrôle. Une vendeuse, installée à proximité, témoigne sous anonymat : « C’est un lieu où on vend tout. Je dis bien tout. Personne qui n’est lié à eux n’ose y mettre les pieds. Quand on vole au grand marché, c’est ici qu’on vient écouler. La nuit, si vous passez seul, vous risquez de vous réveiller sans rien, sans même savoir comment. »
 Une zone de non-droit sous le regard impuissant des autorités
Ce terrain vague est devenu un repaire pour les jeunes désœuvrés, livrés à eux-mêmes. Les autorités communales de Dixinn ont tenté à plusieurs reprises de les déloger, mais sans stratégie durable ni vision claire. Un habitant, la cinquantaine, dénonce :« Ils viennent, ils chassent, puis ils repartent. Rien ne change. Il faut aménager cet espace, le transformer en parking ou en zone sécurisée, comme celui près du carrefour de Donka. »
Malgré les alertes, les plaintes et les appels à l’aide, aucune réponse concrète n’a été obtenue des autorités compétentes. L’espace reste abandonné, et l’insécurité s’installe comme une norme. Les citoyens s’interrogent : faudra-t-il attendre un drame pour que les choses bougent ?
Une bombe sociale prête à exploser
Ce n’est plus une simple question d’aménagement urbain. C’est une urgence sociale. Ce lieu incarne l’échec de la gouvernance locale et le danger croissant pour les habitants. Il est temps que les autorités locales et nationales prennent leurs responsabilités. Car ici, à Dixinn, le mal est enraciné, il progresse, et nul n’est à l’abri.
Mobaillo Diallo