Un glissement de terrain dévastateur survenu dans la nuit du 20 au 21 août a plongé la sous-préfecture de Manéah, en banlieue de Conakry, dans le deuil. Ce samedi, Lancei Touré, Directeur de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), a livré un point de situation sur les opérations en cours et les efforts de solidarité.
À ce jour, les équipes de secours ont extrait 19 corps des décombres. Ces dépouilles ont été acheminées vers plusieurs morgues, notamment celle de l’hôpital préfectoral de Coyah. 14 victimes ont été identifiées grâce à la mobilisation des familles et des proches. Les 5 autres corps sont en cours d’identification, une mission confiée à la protection civile et aux agents du centre d’opération.
Par ailleurs, 11 blessés ont été recensés, dont 3 dans un état nécessitant des soins spécialisés. Ces derniers ont été transférés vers des établissements médicaux de référence.
Interrogé sur le nombre de personnes encore portées disparues, M. Touré a indiqué qu’il était prématuré d’avancer un chiffre précis. Les informations recueillies auprès des rescapés et des familles permettent d’établir une liste de cas probables, mais l’incertitude demeure.
Les opérations de fouille se poursuivent sans relâche, avec la mobilisation conjointe de la protection civile, du génie militaire, de la Croix-Rouge et de nombreux volontaires locaux.
Pour faire face à l’urgence, un centre d’opération a été mis en place, réunissant les principaux acteurs de la gestion de crise : ANGUCH, protection civile, génie militaire, Croix-Rouge, ainsi que des citoyens de la zone sinistrée. Le Directeur a tenu à démentir les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant des survivants encore coincés sous les décombres : « Ces affirmations sont infondées. Le travail se fait avec méthode et transparence. »
L’élan de solidarité ne s’est pas fait attendre. De nombreux dons ont été enregistrés. Pour garantir une gestion équitable, l’ANGUCH a mis en place un système de centralisation des aides via les autorités communales. Tous les dons sont enregistrés et remis à la commune, qui assurera leur redistribution une fois les identifications finalisées. « Chaque contribution est notée. La commune est notre relais, et nous veillerons à ce que l’aide parvienne aux familles endeuillées », a affirmé Lancei Touré.
Ce drame rappelle l’urgence de renforcer les dispositifs de prévention et de réponse face aux catastrophes naturelles. En attendant, les équipes restent mobilisées, et la nation tout entière se tient aux côtés des victimes.
Mobailo Diallo






































