Après des semaines de bras de fer, le gouvernement guinéen et les syndicats enseignants ont scellé un protocole d’accord ce mercredi 31 décembre. Annoncé par le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, ce texte met fin aux grèves récurrentes et répond à des revendications cruciales sur les salaires et les droits.
Revalorisation spectaculaire des primes : un calendrier progressif.
Les enseignants verront leurs conditions financières s’améliorer nettement. La prime mensuelle de préparation bondit de 100 000 à 500 000 GNF, via deux étapes : 300 000 GNF en février 2026, puis le plein montant en juillet. La prime de craie suit identiquement cette trajectoire, de 125 000 à 500 000 GNF. Quant à la prime annuelle de documentation, elle passe de 300 000 à 1 500 000 GNF. « C’est une victoire pour tous les enseignants qui galèrent au quotidien », s’est félicité un syndicaliste sous couvert d’anonymat. Ces hausses, négociées entre novembre et début décembre, devraient soulager des milliers de familles.
Déblocage administratif et trêve jusqu’en 2026.
Le texte engage aussi le gouvernement à relancer la révision du statut particulier des enseignants dès février 2026. Priorité aux salaires gelés depuis 2023 pour motifs administratifs, et au reclassement des lauréats d’examens professionnels. Les autres demandes financières seront traitées dans ce cadre. En échange, les syndicats suspendent toute grève jusqu’en février 2026. Une pause bienvenue pour un secteur éducatif souvent paralysé, qui pourrait enfin se recentrer sur la qualité de l’enseignement. Cet accord, fruit d’un dialogue ardu, redonne espoir à une profession pilier du développement guinéen. Reste à voir si les engagements seront tenus.
Smarphi pour Billetdujour.com





































