Je parle aujourd’hui d’un crime juridique silencieux.
Un crime que la majorité des entrepreneurs commettent sans même le savoir.
Un piège qui ne se referme pas au début, mais au pire moment : quand l’argent manque, quand un procès arrive, quand un accident survient.
Dans l’espace OHADA, près de 87 % des entrepreneurs opèrent en situation de confusion des patrimoines.
La conséquence est brutale : plus de 70 % perdent tout à leur premier contentieux sérieux. Maison, voiture, épargne personnelle, parfois même l’avenir des enfants.
La confusion des patrimoines, c’est une chose simple et mortelle :
le mélange entre ce qui t’appartient personnellement et ce qui appartient à ton entreprise.
Ta maison, ton compte personnel, ta voiture d’un côté.
Le compte bancaire de la société, ses actifs, ses dettes de l’autre.
Dès que ces deux mondes se mélangent, tu viens de poser une bombe juridique sous ta propre vie.
Pose-toi honnêtement ces questions.
• As-tu déjà payé des dépenses personnelles avec l’argent de l’entreprise ?
• Utilises-tu le compte de la société pour régler l’école des enfants ou les charges familiales ?
• As-tu une voiture dite « professionnelle » utilisée par toute la famille ?
• Ton entreprise est-elle domiciliée chez toi sans bail ni contrat formel ?
Si tu réponds oui à deux de ces questions, tu es déjà en zone rouge.
Je vais te décrire trois scénarios réels. Ils se produisent tous les jours.
Premier scénario.
Un fournisseur te poursuit pour une dette importante. Il gagne au tribunal. En théorie, seule la société devrait payer. En pratique, si la confusion est prouvée, le juge autorise la saisie de ta maison, de ta voiture et de ton épargne personnelle.
Deuxième scénario.
Un salarié a un accident grave. Les indemnisations dépassent ce que couvre l’assurance. Là encore, si la séparation n’est pas claire, ton patrimoine personnel est engagé.
Troisième scénario.
La faillite classique. L’entreprise s’écroule sous le poids des dettes. Tu penses perdre uniquement la société. Mais la confusion transforme une faillite professionnelle en ruine personnelle.
Les chiffres parlent sans émotion.
Dans une étude menée sur plus de 20 000 entreprises dans l’espace OHADA, plus de 90 % des micro-entrepreneurs mélangent comptes personnels et professionnels.
Plus de 75 % des PME utilisent l’entreprise comme une caisse personnelle.
Seuls 8 % respectent une séparation stricte.
Résultat :
près de 90 % de survie après contentieux pour ceux qui séparent correctement,
contre à peine 10 % pour ceux qui mélangent.
Pourquoi ce piège fonctionne-t-il aussi bien ?
Parce que les entrepreneurs vivent sous quatre illusions mortelles.
La première : « c’est mon argent ».
Non. Juridiquement, l’argent de la société ne t’appartient pas tant qu’il n’a pas été versé légalement.
La deuxième : « je suis seul, donc je fais ce que je veux ».
Faux. La société est une personne morale distincte. Même seul, tu es tenu par les règles.
La troisième : « c’est temporaire ».
Le juge ne juge pas l’intention. Il juge les faits.
La quatrième : « personne ne regardera ».
Le jour où un créancier est mécontent, il devient ton enquêteur le plus motivé.
Pour prouver la confusion, les tribunaux s’appuient sur des preuves simples et implacables.
Les relevés bancaires.
La comptabilité approximative.
L’utilisation mixte des biens.
La même adresse sans contrat.
L’absence totale de conventions écrites.
Certaines formes juridiques sont particulièrement dangereuses.
L’entreprise individuelle, où la confusion est la règle.
Les structures mal encadrées qui donnent une fausse impression de sécurité.
Les sociétés unipersonnelles gérées comme des comptes personnels.
À l’inverse, certaines structures imposent une discipline salvatrice.
La présence d’associés.
Les conseils d’administration.
Les holdings personnelles qui séparent intelligemment les actifs.
Il y a des signaux d’alarme que je vois trop souvent ignorés.
Un contentieux important.
Des dettes fiscales qui s’accumulent.
Un accident du travail grave.
Un emprunt lourd.
Un comptable qui parle de redressement.
À ce stade, ne pas consulter un professionnel, c’est choisir consciemment de tout risquer.
Le coût d’une consultation juridique est dérisoire comparé au coût de l’inaction.
L’inaction détruit des patrimoines entiers.
Elle détruit des familles.
Elle détruit des vies.
Et il y a un aspect dont personne ne parle : le coût humain.
Dépression. Problèmes cardiaques. Divorces. Isolement.
Ce sont des statistiques, mais surtout des drames réels.
Le conseil le plus important que je puisse te donner est simple :
traite ton entreprise comme si elle appartenait à ton pire ennemi.
Parce que le jour du contentieux, c’est exactement ce qu’elle deviendra.
Tu as encore le choix.
Continuer comme avant, avec une probabilité écrasante de tout perdre.
Ou agir maintenant, pendant qu’il est encore temps.
La confusion des patrimoines ne détruit pas seulement des entreprises.
Elle détruit des vies, lentement, silencieusement, méthodiquement.
Demain, il sera trop tard.
Aujourd’hui est le dernier jour acceptable pour agir.
Je suis L’Impacteur
Consultant en stratégie d’entreprise et en gestion de projet.
Via Développement personnel





































