La Maison de la presse de Conakry a résonné ce samedi lors de l’annonce officielle de la 8ᵉ édition du Festival des Arts Baga et Danses D’Mba. Sous la présidence de Jean René Camara, le Collectif pour la promotion du patrimoine culturel et artistique Baga a rappelé que le D’Mba, bien plus qu’un masque, est un symbole de renaissance et d’identité nationale.
Les organisateurs insistent : le festival n’est pas qu’une fête. Il vise à restaurer et valoriser les trésors artistiques des villages côtiers pour les transmettre aux générations futures. Le thème retenu cette année, « Les arts et la culture sous le signe de l’environnement », traduit la volonté d’allier sauvegarde des traditions et protection de la nature, enjeu crucial pour les communautés du littoral guinéen.
Dates et lieu : du 5 au 7 février 2026, à Kakilensy (Kamsar).
Participants : des délégations venues de Boké, Boffa, Dubréka, Coyah, Forécariah et Conakry, avec un invité d’honneur international : la troupe sérère du Sénégal Les Mamans Calébasse, qui apportera une dimension panafricaine à l’événement.
Des retombées concrètes pour les communautés
Au-delà des spectacles, le Fest-Arts D’Mba se distingue par ses actions sociales : après la Case de veille des Sages (2021), le Petit Musée des arts Baga (2022) et les latrines communautaires de Monchon (2023), l’édition 2026 prévoit la construction d’une maison des jeunes dans le village hôte.
Un programme riche et varié
– Conférences-débats
– Carnaval et matchs de football
– Veillée culturelle
– Projection d’un film retraçant les éditions passées
– La traditionnelle « balle poussière »
– Concours de danses locales avec récompenses pour les meilleures troupes
Depuis sa première édition en 2018 à Kataco, le festival a parcouru le littoral guinéen, de Bigori à Sobané, devenant le gardien des us et coutumes Baga : langue, prénoms, masques, instruments, danses et habitats traditionnels. « Nous ne faisons pas que danser, nous construisons et nous éduquons », souligne Jean-René Douba, président du Fest-Arts D’Mba, qui voit dans les arts et la culture des leviers de sensibilisation environnementale, de cohésion sociale et de développement durable.
En février prochain, Kakilensy-Kamsar sera le théâtre d’une célébration unique où patrimoine et écologie se rejoindront, sous le regard protecteur du grand D’Mba.
Mobaillo Diallo







































