À seulement 73 jours du Mondial 2026, le Ghana se retrouve sans sélectionneur. La Fédération ghanéenne de football a décidé de se séparer d’Otto Addo, après une série de douze matchs qui ont progressivement sapé la confiance des supporters et des dirigeants. Les Black Stars n’ont remporté que deux rencontres sur cette période, un bilan jugé alarmant pour une équipe censée se préparer à affronter les meilleures nations du monde.  

La série avait commencé par une victoire encourageante contre le Liberia, mais elle fut suivie d’un nul laborieux face au Bénin et d’une défaite contre le Nigeria. Le Ghana s’est ensuite incliné face au Maroc, avant de concéder un nul contre la Côte d’Ivoire. La victoire contre la Sierra Leone avait semblé relancer la dynamique, mais elle fut immédiatement effacée par une défaite contre le Sénégal. Les matchs suivants n’ont fait qu’aggraver la situation : revers contre le Cameroun, nul contre le Mali, puis une défaite lourde contre l’Autriche et une autre face à l’Allemagne. Enfin, un dernier nul contre la Tunisie a scellé le sentiment d’une équipe en panne de repères.
Ce parcours, marqué par des failles défensives et une incapacité à transformer les occasions, a convaincu la Fédération qu’un électrochoc était nécessaire. Otto Addo, malgré son expérience et son attachement au Ghana, n’a pas su trouver la formule pour redonner confiance à ses joueurs. Son départ, brutal mais jugé indispensable, ouvre une période d’incertitude. Le pays doit désormais trouver rapidement un nouveau sélectionneur capable de rétablir la cohésion et de préparer une équipe compétitive dans un délai extrêmement court.
Le limogeage d’Addo est vécu comme une rupture douloureuse mais nécessaire. Les supporters espèrent que ce choc servira de catalyseur et que les Black Stars sauront se relever pour défendre avec dignité les couleurs du Ghana sur la scène mondiale.
Alpha Diaouné