Après des semaines de négociations tendues, le gouvernement guinéen et l’intersyndicale de l’éducation ont paraphé un nouveau protocole d’accord, marquant une avancée majeure dans la résolution du conflit social. Ce texte, salué comme une victoire collective, rouvre la voie au dialogue permanent et promet un suivi rigoureux. Les enseignants contractuels au cœur des débats. Lors des discussions, le dossier des 4 500 enseignants communaux non retenus après l’évaluation en pratique des classes a été rouvert. « Il s’agit de revoir ce point pour les remettre en orbite, en tenant compte de leurs notes déjà obtenues », a expliqué un porte-parole syndical, annonçant la création d’une commission technique dédiée. Ces acquis, présentés comme un triomphe pour la Guinée, complètent le premier protocole et apaisent un secteur en ébullition. Le gouvernement, par la voix d’Aboubacar Kourouma, secrétaire général du Ministère du Travail et de la Fonction publique, a applaudi cette issue. « Cet accord démontre notre engagement à améliorer les conditions de travail, surtout dans l’éducation. Depuis septembre 2021, le dialogue social est notre mode de gouvernance, même dans un climat de tension comme celui du protocole du 2 décembre », a-t-il affirmé. Le médiateur du Conseil national du dialogue social (CNDS), Dr Alia Camara, s’est montré ferme sur le suivi : « Nous veillerons au respect des engagements. Ce n’est qu’un pas dans un processus long, avec d’autres étapes à venir, mais nous favoriserons consensus et dialogue permanent. » Les négociations reprendront en février 2026 pour finaliser la mise en œuvre intégrale. Dans un pays où les grèves paralysent souvent l’école, cet accord pourrait stabiliser le secteur et renforcer la confiance entre pouvoir et syndicats.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































