Une cinquantaine de journalistes venus de Conakry et de l’intérieur du pays ont participé jeudi, 26 octobre, à un atelier de consultation des acteurs médiatiques sur les stratégies de prévention et de lutte contre les discours de haine. Cette initiative du FADEM, Fonds d’appui et de développement des médias a bénéficié l’appui technique et financer des Nations Unies en Guinée. L’objectif de cet atelier est d’informer et former les professionnels des médias à la prévention des discours de haine pour une meilleure consolidation de la paix et de la cohésion nationale en République de Guinée.
Intervenant, le Directeur général du FADEM, Souleymane Bah, a confié que les discours de haine sapent les bases de la liberté de presse et d’expression.« Nous sommes dans une transition et c’est très important à l’approche de l’ordre constitutionnel que nous les journalistes, nous les techniciens,… travaillons ensemble pour consolider la paix. » , a estimé le directeur général du FADEM.
Procédant au lancement, le Secrétaire général du Ministère de l’Information et de la Communication, Souleymane Bah, a, au nom de sa ministre, soutenu que la question de responsabilité qui se déploie dans l’espace politique et l’espace public de façon générale, est essentielle. « Si nous voulons faire en sorte que notre société soit apaisée et qu’elle soit au service des uns et des autres, nous sommes obligés de faire attention à la parole que nous déployons dans l’espace public. Aujourd’hui, faire en sorte qu’on se retrouve ici pour impliquer les médias, pour leur dire que leur responsabilité est engagée dans cette affaire-là. On est ici parce que le FADEM l’a voulu, parce qu’on est dans un processus de professionnalisation et de viabilisation des entreprises de presse. », a dit Souleymane Bah.
Aujourd’hui, poursuit le Secrétaire général du MIC , nous savons que nous allons arriver au retour à l’ordre constitutionnel. « Nous avons la question de la sensibilité et de l’adversité politique qui peut se transformer parfois en une instrumentalisation soit des blogueurs ou des journalistes. Nous, si nous ne nous arrêtons pas sur ce sujet-là, nous risquons peut-être sans faire attention à entrer dans un environnement qui va être celui conflictuel, de violence (…) », a-t-il signifié.
L’organisation de cette présence rencontre obéit à une démarche de responsabilisation du partenaire opérationnel et des participants qui sont amenés à adopter des mesures de prévention et de lutte contre le discours de haine, adaptées au contexte guinéen. Il s’agit de faire des participants, des acteurs médiatiques, leaders d’opinions capables de promouvoir un climat de paix gage de la réussite de la transition.
Gatien Kéita pour Billetdujour.com







































