Le chef de l’État, de la Guinée Bissau, président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, Umaru Cissoko Embàlo a accepté de répondre à la sollicitation de nos confrères de France24 et de Rfi, depuis New York, en marge du Sommet des Nations Unies.
Visiblement, cette sortie de l’homme d’État de Bissau Guinéen montre qu’en toute chose la patience a ses limites. Sans aménagement, dans un français acceptable, Embàlo a marqué les lignes avec un bic de couleur rouge par rapport à la durée de la transition en Guinée.

« C’est inacceptable pour la CEDEAO et non négociable », a d’emblée martelé le président en exercice de la CEDEAO.

Ça veut dire que si la junte maintient les trois ans, il y aura des sanctions? À chercher clarifier notre confrère.
« Absolument », a-t-il d’office répondu le président de la Guinée Bissau.
Vous n’hésiterez pas de prendre des sanctions? Souligne l’homme de médias.
« Lourde sanction. Ça c’est non négociable et inconditionnel. On ne peut pas accepter ça », a laissé entendre Umaru Cissoko Embàlo.
A la question de savoir s’il échange avec le colonel Doumbouya?
« Dès que j’ai pris la fonction du président en exercice de la CEDEAO, j’ai été dans deux pays: au Burkina Faso et en Guinée. On a discuté, on est arrivé à un consensus qu’on ne peut pas dépasser les 24 mois, ça c’est non négociable pour la CEDEAO », a-t-il insisté.
Mais une fois que vous avez dit que le colonel Doumbouya était d’accord, les autorités guinéennes ont démenti que c’est 36 mois et non 24 mois? A-t-il une fois été interrogé.
« On va aller voir après demain (jeudi, ndlr) lors du sommet de la CEDEAO. Et là, on va voir quelles sont les dispositions qu’on va prendre par rapport à ça. Ce que je peux vous assurer, c’est un non négociable au-delà de 24 mois », a-t-il conclu.
Il reste à savoir si la junte militaire se conformera aux injonctions de la CEDEAO.
Tamboupret pour Billetdujour.com