La question foncière reste un défi majeur. Julien Kalil Bah, inspecteur régional adjoint de l’Urbanisme de Labé rappelle que le code pénal impose l’immatriculation obligatoire de tout terrain loti ou aménagé avant sa vente. En cas de transaction sur une parcelle non immatriculée, vendeur et acheteur risquent jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 10 à 20 millions. Ces mesures visent à prévenir les conflits domaniaux et fonciers.

Pourtant, dans la réalité, l’immatriculation demeure une exception. Bien que le titre foncier soit l’unique preuve légale de propriété, la majorité des citoyens continue de se fier aux attestations de cession délivrées par les chefs de quartier ou de secteur. Dépourvus de valeur juridique, ces documents favorisent litiges et doubles ventes, fragilisant un secteur en quête de transparence et de sécurité.

Amadou Diallo