Dans un revirement majeur, la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a annulé mardi 17 février 2026 le jugement de première instance prononcé contre l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Ibrahima Kourouma. Acquitté des accusations de détournement de fonds publics et d’enrichissement illicite, il retrouve sa pleine liberté.

La Cour a non seulement innocenté l’ex-ministre, mais aussi ordonné la restitution immédiate de tous ses biens saisis dans le cadre de l’affaire. Elle a rejeté en bloc toutes les demandes formulées par l’État guinéen, marquant ainsi la fin d’une procédure judiciaire qui avait tenu en haleine l’opinion publique pendant plusieurs mois.

Rappelons les faits : en première instance, Ibrahima Kourouma avait écopé d’une peine de quatre ans de prison ferme, assortie de lourdes amendes. Son co-prévenu, l’ancien directeur administratif et financier (DAF) du ministère, Mohamed V. Sankhon, avait lui aussi été condamné avant d’être relaxé en appel.

La décision de la CRIEF confirme pleinement la non-culpabilité de ce dernier. Cette acquittement pourrait avoir des répercussions politiques importantes dans un contexte guinéen marqué par la lutte contre la corruption. Ibrahima Kourouma, figure respectée du secteur éducatif, n’a pas encore réagi publiquement à cette issue favorable. L’État, de son côté, pourrait envisager un pourvoi en cassation, bien que rien n’ait été annoncé à ce stade.

A-Tchol pour Billetdujour.com