La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a prononcé, ce mardi 17 février 2026, un arrêt de relaxe en faveur de l’ancien ministre Dr Ibrahima Kourouma. Les juges ont estimé que les accusations d’enrichissement illicite portées contre lui n’étaient pas fondées.

Mais ce verdict, porteur d’espoir, n’a pas ouvert les portes de sa cellule. Quelques heures seulement après l’annonce, le parquet spécial, par la voix du substitut du procureur Ousmane Sanoh, a introduit un pourvoi en cassation. Ce recours, lourd de conséquences, suspend automatiquement la libération de l’ex-ministre et prolonge son incarcération.

Ainsi, malgré une décision favorable en appel, Dr Ibrahima Kourouma, ancien membre du gouvernement d’Alpha Condé, reste derrière les barreaux. Son destin se joue désormais devant la Cour suprême, ultime arbitre de cette affaire, qui devra confirmer ou infirmer la relaxe. En attendant, l’ancien ministre demeure prisonnier d’une justice qui, pour l’heure, lui refuse la liberté.

Mobaillo Diallo