La chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a ordonné ce jeudi la mise en liberté de l’ancien Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, détenu depuis quatre ans. La décision est motivée par des raisons de santé jugées sérieuses, permettant à l’ancien chef du gouvernement de regagner son domicile pour recevoir les soins nécessaires. Il demeure toutefois sous contrôle judiciaire et devra répondre aux convocations de la Cour.  
Selon le procureur spécial Aly Touré, les soins de Dr Kassory Fofana ont déjà coûté à l’État guinéen plus de 15 milliards de francs guinéens, un montant qui illustre la lourde charge financière supportée par les finances publiques au cours de ces années de détention.
Ce verdict marque un tournant dans un dossier qui a captivé l’opinion nationale et internationale. Après plusieurs requêtes introduites par sa défense, la CRIEF a finalement accédé à la demande, ouvrant une nouvelle page dans cette affaire sensible. L’annonce de cette libération suscite déjà de vives réactions. Certains y voient un geste humanitaire attendu, tandis que d’autres s’interrogent sur les implications politiques et judiciaires de ce dénouement.
Dr Kassory Fofana, figure centrale de la vie politique guinéenne, pourra désormais poursuivre son traitement médical hors du cadre carcéral, tout en restant à la disposition de la justice.
Cette libération relance le débat sur la gestion des dossiers politico-judiciaires en Guinée, entre considérations humanitaires et exigences de transparence.
Mobaillo Diallo