Monument de la rumba congolaise, Koffi Olomidé, a surpris ses admirateurs en révélant son souhait de ne pas être enterré selon les rites traditionnels.
Le « Grand Mopao », qui a bâti une carrière musicale de plus de quatre décennies, a déclaré qu’il préférait être incinéré et que ses cendres soient dispersées dans le fleuve Congo. Une volonté personnelle qui rompt avec les pratiques funéraires profondément ancrées en République Démocratique du Congo, où les obsèques sont des moments de rassemblement communautaire et de célébration de la mémoire des disparus.
Cette annonce, faite lors d’interventions médiatiques et sur les réseaux sociaux, a immédiatement suscité des réactions contrastées. Certains admirateurs saluent le courage d’un artiste qui revendique sa liberté jusque dans la mort, tandis que d’autres dénoncent une décision perçue comme une atteinte aux valeurs culturelles et religieuses. Dans un pays où les funérailles sont souvent grandioses et marquées par une forte dimension spirituelle, le choix de l’incinération apparaît comme une rupture radicale.
Au-delà de la polémique, ce souhait traduit la personnalité singulière de Koffi Olomidé, habitué à défier les codes et à imposer sa vision. En affirmant qu’il ne veut pas d’enterrement, il ouvre un débat sur la place de l’individu face aux traditions collectives et sur l’évolution des pratiques funéraires en Afrique centrale. Quoi qu’il en soit, cette déclaration restera comme un geste fort, révélateur d’un artiste qui, fidèle à lui-même, refuse de se conformer aux attentes et entend marquer l’histoire jusque dans son dernier souffle.
Synthèse de Binta Wann