Ce dimanche 22 mars 2026, la Maison de la Presse de Conakry s’est emplie de silence et de recueillement. Journalistes, confrères, amis et proches se sont réunis pour rendre hommage à Abdoulaye Sankara, affectueusement appelé « Abou Maco », disparu cinq jours plus tôt. La cérémonie, empreinte d’émotion, a été marquée par la présence du Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, ainsi que du Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, venus saluer la mémoire d’un homme dont la plume et la rigueur ont durablement marqué la presse guinéenne.

Né en 1971 au Burkina Faso, ancien professeur de français devenu journaliste, Abou Maco a exercé dans plusieurs rédactions avant de rejoindre en 2010 le Bureau de presse de la Présidence de la République en qualité de Directeur Général Adjoint. Reconnu pour son éthique, ses chroniques incisives et son rôle de mentor auprès des jeunes reporters, il laisse derrière lui un héritage de courage, de droiture et d’intégrité.

La presse guinéenne perd ainsi une voix singulière, une conscience critique et un repère moral. Ce dimanche, Abou Maco a été conduit à sa dernière demeure au cimetière de Lambagni, accompagné des prières et des hommages unanimes d’une corporation en deuil.

Que son âme repose en paix. Amin.

Mobaillo Diallo