La capitale guinéenne a été durement frappée par de violentes précipitations dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 juillet, provoquant des inondations dévastatrices dans plusieurs communes. Ce vendredi, l’Agence nationale de gestion des urgences et des catastrophes humanitaires (ANGUCH) a publié un communiqué alarmant faisant état de 15 morts et 3 personnes portées disparues, un bilan bien plus lourd que celui initialement annoncé par les autorités
Selon le communiqué de l’ANGUCH, les communes de Matoto, Ratoma, Lambanyi, Sonfonia et Tombolia ont été particulièrement touchées. Parmi les 15 victimes, 10 sont des enfants de moins de 10 ans, soulignant l’ampleur du drame humain. Trois personnes, dont un bébé de 8 mois et un enfant de 5 ans, sont toujours portées disparues.
Un corps non identifié, celui d’un jeune homme âgé entre 20 et 27 ans, a été retrouvé à Nongo et se trouve actuellement dans une clinique. L’agence invite toute personne ayant perdu un proche à se rapprocher des autorités pour identification.
Parmi les victimes figurait un Directeur Général Adjoint (DGA) de l’ANSSI, dont le décès a été confirmé tard dans la nuit.
Le Directeur Général de l’ANGUCH, visiblement ému, a déclaré : « C’est très difficile pour nous de parler aujourd’hui. C’est un collaborateur que j’ai connu par l’intermédiaire de M. Khalifa Kouyaté. C’est un monsieur qui poussait, qui s’engageait. Hier soir, pendant que nous étions sur le terrain, un de nos éléments nous a informés que c’était un DGA. Je ne savais pas que c’était lui», a confié le Directeur général de l’ANGUCH, Lancei Touré.
« À ce moment-là, nous avions récupéré six corps, et nous étions avec six autres non identifiés. Puis on m’a appelé pour me dire que c’était lui. Dieu l’a décidé ainsi. Ça pouvait être moi, un membre de notre équipe, un ami… mais Dieu a fait que c’était lui », a-t-il ajouté.
Outre les pertes humaines, les inondations ont causé des dégâts matériels considérables. De nombreuses habitations ont été emportées ou rendues inhabitables. Des familles ont été piégées dans leur sommeil, notamment dans des zones de bas-fond ou des quartiers construits en dehors des plans d’aménagement urbain. Les voies d’accès sont impraticables, et les réseaux d’assainissement sont saturés ou détruits.
Face à cette catastrophe, l’ANGUCH a activé son plan de réponse d’urgence. En coordination avec la Protection civile, la Croix-Rouge guinéenne et les autorités locales, des équipes de secours ont été déployées pour venir en aide aux sinistrés et évaluer les dégâts.
L’agence appelle la population à respecter les consignes de sécurité et à suivre les bulletins météo émis par Météo Guinée 224. Des poches d’eau stagnantes persistent dans plusieurs zones, augmentant les risques de contamination et d’effondrements secondaires.« Nous exprimons notre profonde compassion aux familles endeuillées et réaffirmons notre engagement à poursuivre sans relâche les efforts de secours et de soutien », conclut le communiqué.
Binta Waan





































