À quelques heures de la clôture officielle de la campagne électorale ce jeudi 25 décembre à 23h59, le candidat du Bloc Libéral (BL1), Faya Millimouno, a tenu un point de presse musclé mercredi à son siège de Conakry. L’opposant historique a fustigé des « graves manquements » dans le processus électoral et dressé un portrait alarmant de la Guinée, qu’il dit « clairement en danger ».
Devant une salle comble de journalistes et de militants, le leader du BL a peint un tableau sombre du climat sociopolitique actuel. « Nous sommes dans une situation grave. Notre pays est clairement en danger », a-t-il lancé d’entrée, martelant que l’heure n’est ni à l’abstention ni au fatalisme. Pour lui, le vote du 28 décembre représente une chance unique de briser le statu quo, qualifié de « dangereux pour notre pays. »
« Ce n’est pas le moment de croiser les bras et de dire que je ne veux pas voter. Ne pas voter, c’est favoriser le statu quo », a-t-il insisté, exhortant militants et électeurs à se mobiliser massivement aux urnes dimanche prochain. Faya Millimouno n’a pas mâché ses mots sur l’insécurité qui mine le pays. Il a dénoncé un « climat de peur généralisée », marqué par des enlèvements et des tortures.
« Aucun Guinéen ne peut dire qu’il n’a pas peur aujourd’hui. Chacun craint pour ses enfants, pour son conjoint, chacun a peur d’être arraché de son lit, torturé et jeté », a-t-il clamé, évoquant des exactions qui touchent toutes les familles.
Dans ce contexte tendu, post-coup d’État de 2021 et marqué par des accusations récurrentes d’irrégularités électorales, le candidat libéral voit dans l’élection présidentielle une « opportunité décisive de changement ». « Si nous voulons mettre fin à cette situation, nous avons une date. Nous invitons tous les Guinéens à y aller et à ne pas avoir peur de tourner la page du siècle », a-t-il conclu sous les applaudissements.
Cette sortie intervient alors que la campagne s’achève dans une atmosphère électrique, avec d’autres candidats de l’opposition et du pouvoir appelant eux aussi à une forte participation. Reste à voir si cet appel à la mobilisation portera ses fruits face aux défis logistiques et sécuritaires du scrutin.
Smarphi pour Billetdujour.com




































