Le fils du premier Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine, OUA, aujourd’hui l’Union africaine, UA, Boubacar Telly Diallo est revenu sur la réclamation de l’Association des victimes des camps Boiro auprès de l’Etat guinéen. Il a pris la parole, à l’occasion de la commémoration des pendaisons du 25 janvier 1971, sous le régime d’Ahmed Sékou Touré.
Pour Alpha Telly Diallo, fils de Boubacar Télly Diallo, victime du régime de Sékou Touré, le crime qu’ils ont toujours dénoncé a été perpétré au nom de l’Etat : « c’est le mal de l’Etat. C’est l’Etat qui l’a fait. On peut le dire, Sékou Touré est auto-responsable de tous ceux qui l’ont suivi, parce qu’ils n’ont pas réglé le problème, jusqu’au président de la République actuel, tous sont responsables de ces crimes. Donc nous, ce qu’on va attaquer, c’est l’Etat », a précisé Alpha Telly Diallo.
Poursuivant, il a soutenu que les victimes desdits crimes ne demandent qu’une justice transitionnelle ; une réhabilitation juridique de ces personnes ; la restitution des charniers…. « Parce qu’on va les ouvrir, (charniers) et utiliser des tests ADN, pour montrer qu’effectivement l’Etat a tué. On veut qu’on restitue tous les biens ; que le camp Boiro devienne un monument national. »
Le fils de Boubacar Telly Diallo d’assurer que tant que l’Etat guinéen n’adhérera pas à leur requête qu’eux aussi à leur tour, ils n’abandonneront la lutte : « Même après nous, nos enfants vont continuer. »
Visiblement, l’AVCB n’espère pas grand-chose avec les nouveaux maîtres des lieux : « Si pour commencer, le nouveau régime,  donne le nom de Sékou Touré à l’aéroport de Conakry, la porte d’entrée de la Guinée. Je m’excuse de vous le dire, ça c’est l’apologie du crime. Et l’apologie du crime, ça veut dire, nous on ne peut pas travailler avec les gens qui font l’apologie du crime », a d’emblée laissé entendre Alpha Telly Diallo.
Kambengla pour Billetdujour.com