Le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation (MATD) refuse de lever la suspension de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Dans une lettre adressée au président du parti, le ministre Ibrahima Kalil Condé confirme le maintien de cette mesure, motivée par des manquements persistants, dont l’absence d’organisation d’un congrès depuis 2015. Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre l’UFDG et le MATD. Le ministre reproche au parti de ne pas avoir respecté les obligations légales en matière de gouvernance interne. « Le parti dispose d’un délai de rigueur de six (6) mois, à compter du 25 novembre 2025, pour mettre sa formation politique en conformité intégrale avec les nouvelles dispositions légales », précise la correspondance officielle. Les enjeux sont de taille : « Passé ce délai, et faute de régularisation effective, votre parti s’exposera à la perte de son statut juridique, conformément à la rigueur de la loi », avertit Ibrahima Kalil Condé.
Cette menace de dissolution pourrait profondément impacter la vie politique guinéenne, l’UFDG étant l’un des principaux acteurs de l’opposition. Pour l’heure, ni l’UFDG ni ses responsables n’ont réagi publiquement à cette notification. Le parti, dirigé par Mamadou Cellou Dalein Diallo, devra agir rapidement pour convoquer son congrès et se conformer aux exigences du MATD, sous peine de disparaître du paysage politique.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































