Le premier péché, c’est le pilotage à vue qui a caractérisé la gouvernance sportive de ces trois décennies passées. C’est-à-dire que, ces régimes qui se sont succédés à la tête de la nation guinéenne ont toujours conduit le domaine des sports, sans objectifs, à plus forte raison se donner des ambitions, afin de ficeler des projets structurels. Ce dont on constate, à chaque campagne de qualification, c’est la gestion simplement des affaires courantes et uniquement en fonction des circonstances. Résultats, retour à la case de départ. 
Pourtant, pas besoin d’aller ailleurs ou faire des États généraux des sports. Si hier, le premier régime du PDG-RDA était un pionnier dans le domaine de la culture et des sports en Afrique, pendant les années de la révolution, c’est parce que l’affaire de la culture et des sports était une affaire d’État, qui concernait au premier chef. Au finish, culture et sports, était à la première loge en République de Guinée. Contrairement, à ces 30 dernières  années, que de l’amateurisme.
Le deuxième péché d’Israël, incombe ou est commis par les acteurs qui animent le paysage sportif guinéen. Ces acteurs pour un oui ou un non, sont capables d’aller consulter des charlatans hindous et revenir se livrer à une guerre intestine au détriment du milieu sportif. Pour se rendre compte de cela, il suffit simplement de jeter ne serait-ce qu’un regard dans les différents états majors des différentes fédérations sportives. Au lieu donc de concocter des projets et  pousser le partenaire qu’est l’État ou autres institutions au développement pour les aider à se doter des installations sportives digne de nom. Non, ce sont des mesquineries ou des rivalités inutiles.
L’autre tare, c’est presque la même chose. Là également, ce que l’opinion déplore souvent, c’est parce qu’il manque une tête au-dessus des têtes pour trouver les solutions à nos problèmes. Les crises comme on dit, sont inhérentes à la vie de l’homme. Mais pour trouver solutions, aux préoccupations, il faudrait un leadership, pour ne pas dire de la sagesse, du courage afin de pouvoir transcender les différentes crises. Ce leadership pourrait ainsi hisser tout un peuple au sommet des nations. Cela donc demande de l’abnégation, parce que pour un peuple comme le nôtre, il faudrait s’attendre à des coups bas, des bâtons, pour empêcher aux roues de tourner, afin de pouvoir d’abandonner.
Une fois, ces différents ingrédients réunis, il convient de s’attendre inexorablement à un cocktail explosif. Finalement, pas de stades homologués, ce qui oblige l’équipe nationale de football guinéen de jouer à l’extérieur. Le Syli national de Guinée manquera, la messe africaine de football, mais également le mondial. Libre tout de même, à ceux qui estiment que nos athlètes sont des incapables. Nous nous réservons de jeter la pierre à l’équipe nationale de football. L’équipe a fait son mieux, en dépit de l’amateurisme de nos dirigeants politiques et sportifs. Quelle que soit l’équipe nationale, qu’elle soit sud-américaine ou européenne, les points des qualifications sont engrangés chez soi, et le 12ème homme-joueur: le peuple est là pour impulser les athlètes à progresser. Ce qui n’a pas été le cas depuis belle lurette pour nos athlètes, sévrés de leur 12ème homme, par manque de stade homologué.
Vivement qu’il y ait une prise de conscience, pour le bien de la couche juvénile et le reste des autres couches socioprofessionnelles.
A-Tchol pour Billetdujour.com