« Si Nanfo veut, il peut prier en chinois, je dois respecter son droit. Mais tu ne peux pas mélanger les communautés pour qu’il y ait la mort. S’il prie dans d’autres langues, l’imam peut ne pas être d’accord, ma position elle est tout tranchée, je respecte ça. Mais, si c’est la prière qui va faire qu’il y ait des cas de morts, par rapport à ça, on ne tolérera pas. Ici, c’est la liberté de religion. Si tu veux, sois rasta ou autre chose. En premier lieu, seul Dieu peut nous condamner », a précisé le garde des Sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, Alphonse Charles Wrigth.
Il l’a déclaré lors de son entretien avec le Premier Imam de la grande mosquée de Kankan, El hadj Bangaly Kaba. Bien que ce dernier, avait émis le souhait que le ministre interdit carrément la prestation en langue de l’imam Nanfo Diaby dans le Nabaya.
L’adepte de la prière en malinké de réagir aux propos de Wrigth : « Le ministre a rappelé ce qui se trouve dans les textes de loi du pays. Il a dit qu’en Guinée, on prie pour Dieu et chacun est libre d’exercer ses convictions religieuses tel que prévu par nos lois. Nous sommes
vraiment contents pour ça », a fait remarquer l’imam Nanfo Diaby.Avant de préciser ceci : « Je ne vais jamais provoquer l’affrontement entre les communautés. Je ne vais pas chez les gens, je n’appelle personne à venir prier derrière moi. Sauf que les gens qui ne veulent pas me voir prier, font troubler l’ordre public… », a indiqué le
religieux.

Pour lui, que tu pries en arabe ou en d’autres langues : « le jugement revient à Dieu seul. Moi, je manifeste ma foi dans ma langue, parce que, je crois que c’est la meilleure façon de prier Dieu. »

Smartor B’gor pour Billetdujour.com