À quelques semaines du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025, le ministère de l’Information et de la Communication, en partenariat avec le Fonds d’Appui au Développement des Médias (FADEM), a lancé une vaste campagne de sensibilisation à destination des professionnels de la presse. Une rencontre d’échanges s’est tenue ce jeudi dans la salle de conférence du département à Koloma, réunissant les représentants des médias publics et privés ainsi que des associations professionnelles.
Sous l’impulsion du ministre Fana Soumah, cette initiative marque le coup d’envoi d’une campagne de vulgarisation ambitieuse visant à rendre les innovations de la nouvelle Constitution accessibles à toutes les couches de la population. « Ce n’est pas seulement la RTG ou les médias du service public. C’est vraiment l’ensemble des médias que nous avons besoin d’impliquer », a déclaré le ministre, insistant sur la nécessité d’une mobilisation inclusive des acteurs médiatiques.
Le ministre a également souligné les efforts déjà engagés à l’intérieur du pays : « Depuis deux semaines, nous sommes dans la dynamique de vulgarisation. Partout où nous sommes passés, nous avons rencontré les médias pour leur présenter le projet. Il faut que les journalistes soient fortement impliqués. »
Animé par le Conseiller juridique du Ministère de l’Information et de la Communication, l’atelier a permis aux journalistes de s’approprier les enjeux du texte soumis au vote. Présentations, débats interactifs et partages d’expériences ont rythmé la journée, avec pour objectif de doter les professionnels de la presse d’outils clairs et efficaces pour informer la population.
Souleymane Bah, Directeur Général du FADEM, a précisé : « Ce projet va permettre de comprendre, en collaboration avec notre conseil juridique, les contours et les enjeux afin de permettre à nous, les journalistes, de vulgariser sur le terrain auprès de la population à la base. »
De son côté, Alpha Abdoulaye, représentant des médias privés, a salué l’initiative tout en réaffirmant l’engagement des journalistes guinéens : « L’un des principes du journalisme consiste à servir les intérêts du citoyen. Nous restons debout pour vulgariser ce projet de nouvelle Constitution, ce projet de loi suprême de notre pays, duquel dépend la vie de notre profession. »
Lors de la rencontre, Sékou Paul Yaradouno, conseiller juridique du ministère, a présenté les principales réformes contenues dans le projet de Constitution :Création d’un Parlement bicaméral : Assemblée nationale + Sénat pour une meilleure représentation territoriale, mandat présidentiel allongé à 7 ans, renouvelable une seule fois, cour spéciale de justice pour juger les hauts responsables pour haute trahison ou délits commis en fonction, scolarité obligatoire de 5 à 17 ans, avec gratuité garantie par l’État, valorisation des langues nationales :l par l’intégration dans l’administration et l’éducation, l’interdiction de la peine de mort, ouverture aux candidatures indépendantes pour l’élection présidentielle.
La cérémonie s’est clôturée par la remise d’exemplaires du projet de Constitution aux participants, symbolisant l’engagement du gouvernement à favoriser une appropriation citoyenne du texte.
À travers cette campagne, les autorités espèrent que les médias joueront pleinement leur rôle de relais entre les institutions et le peuple, dans un esprit de tran
sparence et de participation démocratique.
Mobaillo Diallo






































