Dans la nuit du mardi à mercredi, le quartier de Manéah a été le théâtre d’un glissement de terrain d’une violence exceptionnelle, provoquant la destruction d’une quinzaine de maisons et laissant des dizaines de familles dans une détresse absolue. Ce drame, survenu après plusieurs jours de pluies torrentielles, a plongé la communauté dans le chaos.

Selon les premières analyses, les précipitations intenses qui se sont abattues sur la région ont considérablement fragilisé le sol, provoquant son effondrement brutal. Les dégâts matériels sont considérables : habitations réduites en décombres, biens emportés, rues impraticables. Les habitants, encore sous le choc, tentent tant bien que mal de se relever.

Parmi les témoins directs, Ousmane Soumah, résident du quartier, livre un témoignage poignant : « C’était comme si la terre s’ouvrait sous nos pieds. En quelques minutes, tout a été emporté : les maisons, les meubles, les vivres… Il ne reste plus rien. >>

Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités locales se sont rapidement rendues sur les lieux pour évaluer la situation et coordonner les premières interventions. Des équipes de secours sont à pied d’œuvre pour sécuriser la zone, rechercher d’éventuelles victimes et apporter une aide d’urgence aux sinistrés.

Des abris temporaires sont en cours d’installation pour accueillir les familles déplacées, tandis que des appels à la solidarité sont lancés pour fournir vivres, vêtements et soins médicaux.

Ce glissement de terrain met en lumière les risques liés à l’urbanisation non maîtrisée et à l’absence de dispositifs de drainage efficaces dans certaines zones sensibles. Les experts appellent à une révision urgente des politiques d’aménagement pour prévenir de telles catastrophes à l’avenir.

Alors que Manéah panse ses plaies, la solidarité s’organise et les regards se tournent vers les autorités pour des réponses concrètes et durables.

Binta Wann