Ce lundi, au tribunal criminel de Dixinn, les juges ont décidé de délibérer sur l’exception de nullité présentée par les avocats de Georges Olemou et de ses co-prévenus.

 

Thomas Touaro et Jean-Louis Kpoghomou étaient à leurs côtés lors de cette audience, accusés de complicité de meurtre, d’assassinat, de viol, d’enlèvement, de séquestration, de torture, de vol à main armée, d’entrave à l’assistance et de refus de porter secours.

 

Trois autres personnes, recherchées par la justice, sont impliquées dans ce dossier. Les représentants du parquet et les victimes ont soumis des réponses écrites à cette contestation, qui porte sur l’ordonnance de renvoi à jugement. Selon le procureur Elhadj Sidiki Camara, tout est en ordre : la procédure suit son cours normalement, et l’on peut passer aux débats de fond. Il a mis en avant les dates clés pour appuyer son argument : l’ordonnance actuelle date du 30 octobre 2023, bien après l’arrêt n°09 du 15 mars 2023 que la défense veut faire valoir. Les avocats des accusés campent sur leurs positions : l’arrêt rendu par la chambre de contrôle de l’instruction à la Cour d’appel de Conakry est toujours en vigueur. Ils soutiennent qu’un renvoi irrégulier ne peut s’appuyer sur des éléments invalidés auparavant.

 

Les défenseurs ont vivement critiqué ce qu’ils voient comme une faille sérieuse dans le fonctionnement de la justice guinéenne. Juger des prévenus sur un dossier défectueux, disent-ils, va à l’encontre des normes basiques du droit pénal et des principes démocratiques. Ils ont aussi insisté sur la décision de libération provisoire prononcée par la chambre, à condition d’absence d’autres motifs de détention.

Le président Aboubacar Thiam a écouté toutes les parties avant de mettre fin aux débats procéduraux. La ruling sur cette exception sera annoncée le 23 février 2026.

A-Tchol pour Billetdujour.com