Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Aly Touré est revenu sur l’opération qu’a mené au grand marché de Madini ses services dans le cadre de la lutte contre les médicaments impropres à la consommation.

Selon le procureur Touré, la vente illicite des produits pharmaceutiques est devenu un problème de société. Il a ajouté qu’il faudrait mettre un plan de prévoyance et assurer la répression.

A cet effet, un comité de veille a été  redynamisé. « Il va commencer de fonctionner très bien maintenant. Ce que je peux vous dire, c’est une pratique qui est encrée dans nos moeurs, il y a très longtemps. Donc pour pouvoir lutter contre ça, il faut du temps. On a commencé, on ne va pas baisser les bras jusqu’à ce que cette lutte soit vraiment une réalité, pour ne plus que les produits pharmaceutiques soient sur le marché, mais plutôt dans les pharmacies et que les gens puissent s’en servir là-bas », a indiqué le procureur spécial près de la CRIEF, chez nos confrères de Fim fm.
Poursuivant, Aly Touré a fait remarquer que l’interdiction de la vente illicite des produits pharmaceutiques ne vient pas de lui. « C’est prévue et punie par la loi. Nous, nous ne faisons qu’appliquer la loi, ce n’est pas nous qui l’avons interdit, c’était prohibée dans nos textes. Seulement que dans les pratiques passées, les gens n’en faisaient pas cas. »
A la question de savoir comment lesdites médicaments ont-ils encore introduit dans les marchés: « Ce sont des choses que je ne maîtrise pas. Ce que je peux vous dire, c’est que la douane saisie souvent des produits pharmaceutiques et nous s’en fait un procès verbal et nous défère ces choses. Ça vient par la voie routière donc il faut avoir de vigilances très poussées au niveau de toutes les zones d’entrées, pour ne pas que le marché continue à être inondé par des produits illicites », a-t-il mis le doigt, là où la lutte doit-être renforcée.
Fény pour Billetdujour.com