Limogé le 20 mars 2026 par le président Mamadi Doumbouya pour « faute lourde », Moussa Condé, ancien Directeur de la Communication et de l’Information (DCI), a tenté de se justifier dans une vidéo de moins de trois minutes. Le résultat est dévastateur.

Il reconnaît avoir effectué un dépôt de 500 000 francs à la demande d’un proche du président. Il admet des échanges avec des marabouts pour éviter son éviction. Il confesse une gestion défaillante des primes de ses employés. Il évoque enfin des vidéos personnelles compromettantes. En quelques phrases, il expose ses propres failles : manque de rigueur, pratiques douteuses, gestion approximative.

Cette confession, loin de redorer son image, accentue la perception d’amateurisme. Moussa Condé voulait clarifier. Il s’est en réalité fragilisé. Sa sincérité, brutale et sans filtre, devient une arme contre lui.

Dans un contexte où la présidence guinéenne cherche à incarner discipline et crédibilité, cette sortie apparaît inopportune. Elle ne rassure pas, elle choque. Elle ne défend pas, elle détruit. Trois minutes auront suffi pour transformer un limogeage en effondrement public.

 

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Mobaillo Diallo